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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:10

82250_R_K_B_by_S.-Hofschlaeger_pixelio.de.jpgBon, d'accord, ce n'est pas facile de mener de front carrière et vie de famille en Allemagne (en France non plus d'ailleurs). Bon d'accord, il y a peu de places en crèches outre Rhin. Bon d'accord les femmes ne font souvent qu'un enfant parce qu'elles ne peuvent pas se permettre de sacrifier leur vie professionnelle. Bon d'accord, l'école primaire se termine tôt en début d'après-midi. Bon d'accord, les femmes sont souvent obligées de travailler à temps partiel. Bon d'accord vous détestiez votre prof d'allemand au collège. Bon tout ça c'est vrai...mais de là à caricaturer en faisant de l'Allemagne une terre hostile au sexe féminin et en érigeant la mère allemande en martyre de la maternité...il y a vraiment un monde.

 

Et là, j'ai un peu envie de les défendre, mes copines allemandes. Parce que j'aime bien me faire l'avocat du diable quand lors d'une discussion entre Français on égratigne ma chère Allemagne...et à l'inverse quand dans une discussion entre Allemands on casse du sucre sur le dos de ma mère patrie la France. Parce que je suis comme ça, entre les deux pays, pas tout à fait Allemande, plus complètement Française et parce que j'aime bien nuancer, comparer, creuser la question et ne pas m'arrêter aux a prioris.

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, les mères peuvent prendre un congé parental d'un an (14 mois), rémunéré environ 70 % de leur salaire (les pères aussi d'ailleurs)...ça facilite quand même le retour à la vie professionnelle, de limiter ce congé parental à un an et non à trois ans comme en France. Et puis on vit un peu plus décemment avec environ 70% de son salaire qu'avec les 580 € de la CAF... Saviez-vous également que les pères peuvent prendre, en même temps que leur femme, pendant ces 14 mois, deux mois complets où ils touchent également 70% de leur salaire? Ce qui veut dire que pendant 2 mois, placés n'importe où dans la première année de l'enfant, la famille peut prendre ses marques et les pères s'investir pleinemnt dans leur rôle? Ils sont même nombreux à profiter ce ces 2 mois pour voyager en famille, pas mal non plus...Bon, il est toujours possible de raccourcir cette année pour les femmes qui souhaitent reprendre le travail plus tôt, mais là c'est assez difficile, d'une part pour faire garder son enfant car il n'existe quasiment pas de mode de garde pour les moins d'un an et d'autre part parce que la societé a du mal à comprendre pourquoi une mère souhaite si tôt confier son enfant pour retravailler. On met en avant des études scientifiques prouvant qu'il faut 12 à 18 mois pour qu'un lien se crée entre la mère et l'enfant et qu'avant cet âge, la place d'un enfant est auprès de ses parents. "La doxa psychologique a terriblement survalorisé le rôle de la mère: elle est l'indispensable pôle de la vie de l'enfant et la moindre de ses éclipses est soupçonnée de causer des dommages psychiques irréparables. Dans les faits, les pères allemands ne sont pas plus absents que les pères français. Mais c'est la place de la mère dans les représentations qui est surinvestie."*

 

En France, on met en avant la femme et son droit à s'épanouir dans sa vie professionnelle en toute indépendance. En Allemagne, on met en avant le bien-être de l'enfant. Ce sont des points de vue différents qui ont chacun leur légitimité.

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, il est très courant qu'un enfant porte le nom de sa mère et non de son père, même si ses parents sont mariés? Cela ne choque personne. "En France, l'enfant porte le nom de celui qui va le déclarer à la mairie (donc en général, le père).*"  De même, dans tous les formulaires que l'on remplit au sujet de l'enfant, c'est systématiquement les coordonnées de la mère qui sont à renseigner en premier. Et en second lieu seulement, du père. En France, tout formulaire d'inscription en crèche ou à l'école vous demandera en premier lieu le nom du père. Ben oui, LE grand CHEF de famille. Et ça, ça ne vous choque jamais? "En Allemagne, le matriocentrisme de la littérature parentale coïncide avec une législation qui se méfie des pères."*

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, les hommes sont assez bien représentés dans les métiers de la petite enfance. Connaissez-vous beaucoup d'assistants maternels ou d'EJE hommes en crèche? Ne seriez-vous pas surpris, voire gênés d'en croiser? Ici, c'est monnaie courante. Dans le jardin d'enfant de ma fille, 1/3 du personnel est masculin, y compris dans le groupe des tout-petits. Et ça ne choque personne. Après-tout, c'est vrai, pourquoi le monde de l'enfance serait un domaine uniquement dévolu aux femmes?

 

Saviez-vous qu'en Allemagne il existe dans chaque commune, dans chaque université, dans bon nombre de structures publiques une personne "chargée des femmes", c'est à dire dont la mission est de veiller à respecter l'égalité des droits entre hommes et femmes et à gérer les cas de discrimination?

 

Saviez-vous que nous, Françaises, sommes bien moins progressistes et féministes que nos conseurs allemandes quand nous nous attelons tous les soirs de la semaine, à la préparation d'un bon petit repas chaud pour notre chère petite famille et pour notre cher petit mari. Même si on le prépare rapidement et qu'une soupe, une quiche ou un gratin de courgettes ne sont pas des mets 4 étoiles, il n'en n'est pas moins vrai que tout mis bout à bout: préparation, vaisselle, courses etc., ce sacro-saint repas du soir nous prend un précieux temps que nous ne passons pas avec nos enfants ou à faire autre chose. Certes, vous pourrez arguer du fait que chez vous, c'est Monsieur qui cuisine. C'est le cas chez moi aussi. Mais les statistiques de la répartition des tâches ménagères en France montrent pourtant le contraire. Ici, les Allemand(e)s ne s'embêtent pas avec ça: un repas chaud le midi (et sans entrée / dessert et tout le tralala) et le soir, des tartines de pain complet avec du fromage, quelques crudités, un yaourt et basta. Quel temps précieux ainsi "économisé" !

 

Voilà, tout n'est pas rose ici, certes. Mais tout n'est pas noir non plus. L'Allemagne n'est pas si rétrograde que ça en matière de respect du droit des femmes. Et la France n'est d'ailleurs pas forcément hyper progressiste en la matière non plus...

 

(Ce billet, contribution dans le cadre des Vendredis Intellos vise en partie à compléter celui de Maman mais pas seulement qui s'emportait (à juste titre) contre la societé allemande qui taxe les mères actives de "mère corbeau". Une appellation que je n'ai soit-dit en passant, jamais entendue ici.)

 

* Extraits de Béatrice DURAND, Cousins par alliance. Les Allemands en notre miroir. Ed. Autrement, 2002.

 

Photo: S. Hofschlager, pexelio.de

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:03

burn-out.jpgCes derniers temps, je lis beaucoup d’articles de blogs où il est question de mamans qui craquent, de « burn out » maternel, c‘est-à-dire cet épuisement physique et émotionnel que connaissent les mères, actives ou au foyer. C’est un thème d’actualité, notamment depuis la sortie du livre de Stéphanie Allenou « Mère épuisée ». J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce phénomène et j’ai emprunté à la bibliothèque le livre « La fatigue émotionnelle et physique des mères » de Violaine Guéritault. Dans ce livre, l’auteur analyse le phénomène du burn-out et donne également des solutions pour ne pas « craquer », pour se protéger physiquement et émotionnellement, afin de mener à bien « le beau métier de mère ».


Voici l’une des propositions données par Violaine Guéritault :

« Protégez votre moral »


On peut réduire considérablement son stress en s’occupant de son bien-être émotionnel et de son moral. Cela semble évident, mais en pratique, c’est plus difficile à mettre en œuvre, souligne V. Guéritault. Beaucoup de mères sont accaparées par de multiples tâches et n’arrivent pas, entre les enfants, le ménage, les responsabilités diverses et, pour certaines, la vie professionnelle, à trouver un moment pour souffler et faire quelque chose pour soi. Certaines refusent même se s’octroyer du temps libre car elles ont le sentiment d’être égoïstes et de délaisser leurs enfants, avec qui elles aimeraient parfois passer plus de temps.


Alors : égoïsme ou pas égoïsme, le temps pour soi ?


L’auteur relate alors une conversation.

« Il y a quelques années de cela, alors que je déjeunais avec l’un de mes professeurs à l’université qui exerçait par ailleurs comme psychothérapeute dans un cabinet, je lui confiai : « Je me sens coupable vis-à vis de ma famille et de mes enfants de prendre du temps en dehors de mes études pour faire du sport, aller voir des expositions ou me rendre à des conférences quand l’occasion se présente. Je sais que c’est de l’égoïsme pur, mais cela représente beaucoup pour moi. » Elle m’écouta attentivement puis me sourit et me dit : « Pouvez-vous me répéter cette phrase que vous venez de me dire en remplaçant le mot «égoïsme » par le mot « respect de soi » ? » Un peu interloquée, j’ai commencé par résister à cette demande, protestant qu’elle n’avait sans doute pas bien compris ce que j’essayais de lui dire. Elle répondit qu’elle avait parfaitement compris et elle insista pour que je m’exécute. Je finis donc par répéter ma phrase en changeant les mots comme  elle me l’avait demandé. (…) Cette phrase resta gravée dans ma mémoire car elle changea totalement mon regard sur ces moments de liberté que je m’accordais régulièrement et que je voyais à présent comme une source régénératrice de mon énergie dont j’avais tant besoin pour faire face aux exigences de ma vie de mère. »


Voilà, c’est  donc ça, il s’agit donc de respect de soi et non d’égoïsme !


Je l’ai compris quand, l’an dernier, je suis allée voir mon médecin, épuisée par mes révisions, mon bébé qui ne dormait pas, mon aînée qui avait besoin de moi… Quoique bien épaulée par mon chéri qui est très présent et un réel soutien, je me sentais à bout de forces. Mon médecin m’a demandé si je faisais « quelque chose pour moi », je lui ai dit que vu le « taux de remplissage » de mes journées de maman, je ne vois pas comment je pourrais m’accorder plus d’une minute trente par jour (soit le temps passé sous la douche). Il m’a fait comprendre que c’était pourtant la clé pour se sentir mieux et avoir l’énergie qui me permettrait d’affronter ces situations épuisantes. C’est donc sur son conseil que j’ai commencé à bloguer, pour mon plus grand plaisir…et pour le respect de moi-même !


Et vous, vous faites quoi pour prendre soin de la personne la plus importante de votre famille, à savoir vous ?

 

Contribution dans le cadre des "Vendredis intellos" de Mme Déjantée 

bébé lit final

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 00:00

473287_R_K_by_Stephan-Hahnel_pixelio.de.jpgJ'avais déjà parlé de la culpabilité maternelle il y a deux semaines. Maintenant, j'aurais envie de réfléchir à des solutions pour en finir avec cette culpabilité qui nous ronge. C'est difficile, dans la mesure où la culpabilité maternelle a de multiples causes et origines et tant ses manifestations sont plurielles.

 

J'ai trouvé dans un article de Claude Halmos intitulé « Parents: arrêtez d'écouter les "spécialistes" »* quelques pistes pour reprendre confiance et sérénité.

 

"S'interroger, se remettre en cause est, en effet, lorsqu'on est père ou mère, normal. Le doute est même le signe -positif- de celui qui a pris conscience de l'ampleur et de la complexité de sa tâche, conscience de ses responsabilités. (...) Que le doute soit normal signifie-il pour autant que le parent doive se remettre en cause en permanence et s'astreindre à une heure de méditation chaque fois qu'il demande à son enfant d'aller se laver les mains? Bien sûr que non ! Laisser place au doute dans l'éducation ne signifie pas lui laisser toute la place. D’abord parce que la vie de père ou de mère n'a pas à se transformer en chemin de croix. Et surtout parce que les enfants ont besoin que leurs parents tiennent debout. C'est-à-dire soient, malgré leurs interrogations, suffisamment sûrs d'eux mêmes pour ne pas se laisser déstabiliser. "


Les parents d’aujourd’hui éprouvent le besoin d’être guidés, d’être accompagnés dans leurs prises de décisions éducatives. Pour ce faire, ils cherchent les réponses à les questions chez les psys et autres « spécialistes ». Or « l’aide psy qui leur est massivement proposée par les médias, aussi paradoxal que cela paraisse – loin de les guider, les désoriente », constate Claude Halmos.


Cela m’a rappelé une phrase que j’ai justement lue sur un blog dans le cadre des Vendredis Intellos, je crois que c’est chez Mme Déjantée justement, mais je n’ai pas réussi à la retrouver. Cette phrase disait : je serais bien en peine d’expliquer à une mère indienne qu’une mère occidentale ne prend aucune décision concernant son enfant sans avoir au préalable consulté un homme qu’elle ne connaît pas, mais qui passe pour être un spécialiste de l’enfance… Situation singulière, s’il en est…


De plus, les « spécialistes », selon Claude Halmos, donnent des injonctions contradictoires aux parents. Certains recommandent démagogiquement d’écouter leur « petite voix intérieure », d’autres donnent des conseils très précis sur l’âge auquel supprimer le biberon, le doudou, la tétine et des réponses très étayées sur ce qu’il faut faire quand son enfant refuse de manger ou de dormir. Donc c’est déjà problématique, pour peu que l’on lise justement des avis de différents «spécialistes », puisqu’on risque effectivement de s’y perdre et de ne plus savoir quelle est la bonne réponse à sa question.


Ensuite, comme chaque conseil ne vaut, théoriquement, que pour une personne donnée, en tenant compte de sa situation et du contexte…les conseils d’ordre général donnés par les livres et autres « spécialistes » sont forcément difficiles à appliquer. Pour la simple raison qu’ils ne sont pas taillés sur mesure pour nous et notre enfant. « Plaqué de l’extérieur sur un problème, [le conseil] a peu de chances d’être efficace. Et même quelques raisons d’être dangereux. Et l’opération est lourde de conséquences. En cas d’échec, en effet, le parent (qui incrimine rarement le « spécialiste ») s’en attribue quasiment toujours la responsabilité et se dévalorise encore un peu plus. (…) Et de « conseil » en « conseil », finit, comme ils sont tous contradictoires, par douter non seulement de lui-même, mais de tout. »

Et voilà : du doute au sentiment de culpabilité, il n’y a qu’un pas, que nous franchissons pour la plupart allègrement…


Alors, que propose Claude Halmos pour que les parents reprennent confiance en eux ?

Refuser l’infantilisation induite par ces « conseils » qui nous désapprennent à penser par nous même. « Car tous les parents sont capables de s’occuper de leurs enfants. Non pas parce qu’ils auraient en eux une petite voix intérieure, un bon génie intériorisé qui les mènerait inéluctablement vers « le bien ». Mais parce qu’ils ont, tous, la possibilité de réfléchir, de penser. »


Ils ne font donc pas chercher des « conseils » mais des explications sérieuses, claires et cohérentes. Vouloir comprendre, oui, mais attendre qu’un autre pense à notre place, non.

Dans tous les cas, la solution, c’est nous qui devons la trouver. Et nous en sommes capables.

 

Contribution dans le cadre des "Vendredis Intellos" de Mme Déjantée

 

bébé lit final

 

(* Article publié dans « Psychologies Magazine », n°306 Avril 2011)

 

Photo: Stephan Hahnel  / pixelio.de

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 09:11

tanguy-209x300.jpgQuand ils sont petits déjà, on hésite à les confier pendant longtemps aux grands-parents ou aux amis. Ils sont si petits, ils ont tellement besoin de nous, se dit-on… Alors on les garde un peu dans la chaleur du nid familial. Puis vient le temps des premières vacances chez Mamie… et ils reviennent grandis comme s’ils y avaient passé six mois.

 

Mais il faut croire que cette tendance à couver nos enfants comme des parents-poules peut continuer encore un bout de temps. C’était d’ailleurs l’objet d’un article du Monde daté du 14/15 août 2011 et intitulé « Viens chez moi, j’habite chez mes parents». La journaliste (Martine Laronche) y évoque cette génération « Tanguy », ces grands enfants indépendants financièrement qui continuent à vivre chez papa-maman.

 

Ce que j’ai trouvé intéressant, dans cet article, c’est l’interprétation qui est donnée de ce phénomène. Ce n’est pas seulement la précarité financière, les prix de l’immobilier, l’incertitude de l’avenir ou autres raisons d’ordre matériel et pécuniaire qui sont mises en avant, mais des arguments d’ordre psychologique…qui renvoient directement à la relation que ces enfants ont avec leurs parents.

 

« Cette difficulté des jeunes adultes à prendre leur autonomie affective est de plus en plus fréquente » analyse Philppe Hofman, psychologue-clinicien, auteur de L’impossible séparation : entre les jeunes adultes et leurs parents. Cherchant à rompre avec l’éducation autoritaire qu’ils ont reçue, les parents de la génération 1968, qui ont mal compris Françoise Dolto, ont sacralisé et surprotégé leur enfant, le mettant au centre de leurs préoccupations. Ajoutons à cela le fait que pour cette génération, bien des couples se sont déchirés, l’enfant apparaissant donc comme une valeur refuge. Selon Philippe Hofman, «Dans une société où le lien conjugal s’est délité et où les idéaux se sont écroulés, les parents se sont collés à ce qu’ils avaient de plus précieux : leurs enfants. Ils leur ont rêvé une vie idéale, épanouie. Ils ont vécu et pensé pour eux. » Ils sont ainsi pris en tenaille entre leur désir de voir leurs enfants gagner en autonomie, voler de leurs propres ailes et leur souhait de continuer à compter pour eux, leur satisfaction à se voir consulté au moindre souci, à se savoir « de bon conseil ». Ils les incitent alors à quitter le nid familial tout en les invitant à demander de l’aide en permanence sans leur laisser vraiment la possibilité de se débrouiller par eux mêmes. « Les parents vivent un peu par procuration. Ils veulent tout pur leurs enfants. Les jeunes s’appuient sur le désir de papa ou de maman et ont du mal à prendre leurs propres décisions », assure Philippe Hofman.

 

Du coup, cet article m’a renvoyé aux sentiments ambivalents qui nous animent, nous parents. On est heureux de les voir grandir, fiers de leurs progrès, on voudrait parfois griller les étapes, confiants en l’avenir, on les félicite (« oh, la graaaaande fiiiille » ou « mais t’es un grand garçon maintenaaaant… ! ») Et puis d’un autre côté, on trouve qu’ils grandissent trop vite, on a les yeux embués à chaque rentrée scolaire (je n’en n’ai qu’une à mon actif, mais pas des moins émouvantes !), on n’ose pas s’avouer que parfois, on voudrait les garder petits, tout petits, près de soi, dans notre nid, sous nos ailes. Enfin, je dis « nous, parents »…mais je ne sais pas si mon chéri ressent ça aussi. Ni vous d’ailleurs. Mais moi, en tous cas, c’est comme ça : je suis une mère tiraillée, que voulez-vous. Peut-être que je voudrai aussi les garder longtemps, longtemps à la maison…les materner, sentir qu’ils ont encore besoin de moi. Ou peut-être pas. Je ne suis pas à une contradiction près...!

 

Lien vers le livre de Phlippe Hofman, L’impossible séparation : entre les jeunes adultes et leurs parents. Cliquez ici

 

Contribution dans le cadre des « vendredis intellos » de Mme Déjantée.

 

bébé lit final

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 08:06

 526712_R_by_Simone-Hainz_pixelio.de.jpgPour ma première participation aux « Vendredis intellos » de Mme Déjantée, j’ai choisi de rendre compte d’une émission diffusée récemment sur France Culture (oui, depuis que je suis agregée, je n’écoute plus France Inter, mais France Culture….huhuhu) (Non, en vrai, c’est Monsieur qui écoute France Culture et qui m’a dit que je devais absolument réécouter l’émission « Le grain à moudre » qu’il venait d’entendre en voiture)

Cette émission était consacrée à la culpabilité maternelle. Un sujet qui, comme l’ont rappelé les intervenants en introduction, ne semble, à une écrasante majorité, intéresser que les femmes : les mères, plus que les pères.

 

C'est aussi un sujet qui me "travaille" particulièrement ces derniers temps (cf. ici et )

 

Voici le résumé de l'émission, avec, en italiques, quelques réflexions complémentaires qu'elle m'a inspirées.

 

Pour Jean-Pierre Winter, psychanalyste, la culpabilité maternelle intervient quand on a peur de perdre l’amour de ses enfants. Autrefois, la principale tâche d’un parent était de se faire craindre, obéir et on prenait volontiers le risque de ne pas être aimé pour viser cet objectif. Mai 68 est passé par là et les parents ont renoncé à exercer une forme d’autorité qui leur ferait perdre l’amour de leurs enfants. La hiérarchie n’est plus naturelle, elle est renégociée en permanence avec force séduction, négociation… Il suffit que l’enfant manifeste qu’il n’est pas content pour que les parents se sentent coupables, surtout la mère. A cela s’ajoute le fait que les rapports humains sont toujours teintés d’ambivalence et qu’un parent est à la fois aimant et haïssant et c’est là tout le fondement de la culpabilité maternelle. Or en tant que mère on n’a pas le droit de se sentir haïssante, ambivalente, donc cette part interdite ne peut pas s’exprimer, et la culpabilité fait son nid.

 

Pour ma part, j'ajouterais à cette définition de la culpabilité maternelle que c’est aussi la crainte de ne pas être à la hauteur de la responsabilité qui nous est confiée quand on met au monde un enfant. La peur de mal faire, la peur d’échouer là où toutes les autres femmes ont réussi. Ce n’est donc pas uniquement la peur de perdre l’amour de son enfant, même si elle est réelle, ou le tabou qui consiste à avoir un sentiment de rejet envers son enfant, mais aussi la peur de faillir à son devoir…et là, ce n’est pas tant l’enfant qui nous ferait sentir qu’on a commis un manquement, mais la société.


J’ai bien aimé ensuite l’intervention de Sylviane Giampino, psychanalyste et psychologue, parce qu’elle rejoint ce que j’ai tenté de formuler plus haut. Selon elle, les mères subissent nombre d’injonctions et une pression assez forte. Ce qui est singulier, dans la culpabilité maternelle, c’est qu’elle naît dans l’enfantement, cette lame de fond, cette surcharge affective, cette énergie désorientée. C’est dès la première nuit à la maternité, autour du berceau et dans la solitude de leur chambre d’accouchée, que bien des femmes font l’expérience de la culpabilité. A la fois très centrées sur le bébé et dépendantes de leur environnement (leur conjoint, les soignants), vers qui elles lancent des appels. Sylviane Giampino conclut qu’il y a une véritable difficulté à organiser des relais attentifs, bienveillants et non culpabilisants pendant la grossesse (par rapport à la prise de poids, à l’activité professionnelle, à l’alimentation...) et après, notamment en ce qui concerne l’allaitement maternel (ou comment les non allaitantes se sentent coupables de ne pas allaiter, pendant que les allaitantes se sentent coupables d’éprouver des difficultés à allaiter et de ne pas « réussir leur allaitement » aussi bien qu’elles l’auraient imaginé).

 

Ce témoignage a fait écho en moi. Je me suis revue à la maternité, lors de la première nuit passée avec ma fille, incapable de calmer ses pleurs, impuissante, maladroite et surtout incroyablement seule. J’avais l’impression que le message que ma fille me hurlait était le suivant : « Espèce d’incapable ! Tu n’es même pas capable de comprendre que j’ai faim ! Mais qui c’est qui m’a refilé une mère pareille, une godiche ! Au secours, je veux changer de mère !» Je vous jure que c’est exactement ce que je m’imaginais qu’il lui passait par la tête. S’il avait été possible, dans cette maternité, de faire dormir les pères auprès de leur compagne et de leur nouveau-né, comme c’est le cas dans d’autres maternités, j’aurais sans doute vécu les choses autrement. Je ne me serais pas sentie seule responsable et donc coupable. J’ai aussi culpabilisé parce que je n’arrivais pas à allaiter ma fille, mais comme je suis quelqu'un de très déterminé et que cette culpabilité que j’éprouvais était véritablement (comme le disait S. Giampino dans l’émission) un « outil de remise en cause », je me suis interrogée sur mes motivations et comme elles étaient vraiment plus de l’ordre de la volonté personnelle que de l’injonction sociétale, j’ai puisé la force et la motivation de continuer. Si ça avait été pour faire plaisir à mon entourage ou « parce que ça se fait », j’aurais abandonné…et donc échoué.


L’intervention de Claire Alet, journaliste spécialisée dans les questions d’inégalités hommes-femmes, a rappelé le lien entre la culpabilité maternelle contemporaine et la persistance des inégalités hommes-femmes. Aujourd’hui (sauf chez moi ! Merci mon chéri !), 80% des tâches ménagères sont encore effectuées par les femmes. Les femmes ont largement investi le marché du travail, elles travaillent majoritairement…mais elles continuent à être les seules à s’occuper du ménage et des enfants. Elle a rappelé au passage le cas de l’Allemagne (que je connais bien pour y avoir vécu. Je vous renvoie à ce propos vers la synthèse du modèle allemand faite par  Clem la Matriochka). C’est un cas particulier, parce que le taux d’emploi des femmes y est inférieur à la moyenne européenne et pourtant elles font peu d’enfants. Il y a en Allemagne une injonction sociale très forte à être « une bonne mère ». Etre une bonne mère selon les conceptions allemandes, c’est presque un job à part entière. Par conséquent, les femmes diplômées ne font pas d’enfants et travaillent et les femmes non diplômées ne travaillent pas et s’occupent des enfants. Et quand elles travaillent c’est à majorité à temps partiel.

 

Du coup, comme le dit Claire Alet, « dans un pays qui ne s’occupe pas bien des enfants, les femmes cessent de faire des enfants et quand elles sont amenées à faire un choix entre carrière et maternité, elles font le choix de la carrière, au détriment de la maternité. » A cela s’ajoute le fait qu’il y a très peu de modes de garde pour les enfants en très bas âge. Il est quasiment impossible de faire garder un enfant de moins d’un an, les nounous sont très peu nombreuses et les crèches ne prennent (dans le meilleur des cas) qu’à partir de un an. En Allemagne, l’idée selon laquelle la place d’un enfant de moins de trois ans doit être auprès de sa mère étant très ancrée dans l’inconscient collectif, on voit d’un très mauvais œil une mère qui travaille. On les appelle d’ailleurs les « mères corbeau ».


Selon S. Giampino, seule une transformation de la conception de la paternité pourrait alléger la culpabilité maternelle. Elle souligne que justement, on se trouve actuellement à un moment charnière. Les constats en 2011 sont les mêmes qu’il y a 20 ans mais dans le même temps, les choses bougent. Les hommes sont en train de transformer leur rapport au travail et leur rapport aux enfants. L’identité masculine était associée à la virilité, or aujourd’hui le monde du travail se transforme il ne tient plus ses promesses, les hommes peuvent se trouver à tout moment sur un siège éjectable, d’où un renforcement des valeurs affectives qui représentent l’avenir. Ce qui gagne en puissance dans leur projet de vie c’est se construire une famille. Attention, il ne s’agit pas de la réalité de ce que les pères vivent ( on pense à la crise, aux heure supplémentaires qu’il faut aligner si on veut avoir un revenu décent…) mais de la façon dont les choses sont en train de se transformer dans leurs têtes…peut-être qu’on se dirige alors vers une culpabilité mieux assumée….par les deux parents et pas par la seule mère.

 

L’intervenant suivant était Olivier Postel Vinay, directeur de la rédaction du magazine Books (qui a sorti un numéro spécial « Tout sur la mère », qui aborde une foule de questions liées à la maternité : Qu’est-ce aujourd’hui qu’une bonne mère ou une mauvaise mère? Jusqu’où peut, doit, aller son investissement dans ses enfants? Pourquoi est-elle si couramment désignée comme coupable, voire haïe? La mère absente, est-ce un drame? Comment la tension entre travail et foyer est-elle vécue d’un pays à l’autre, d’une classe sociale à l’autre?...j’aimerais bien me le procurer, mais je ne suis pas sûre de le trouver dans mon bled). Il a évoqué un point qui m’a semblé très intéressant : quand un enfant est puni par ses parents, la levée de la punition n’a pas le même effet si c’est par la mère ou le père. Il y a quelque chose qui est quasiment structurel. Le père a dans le psychisme de l’enfant, une position différente. L’enfant a l’intime conviction que la mère va pardonner, donc son pardon ne vaut pas grand-chose. Mais avec son père, il se dit qu’il est possible que celui-ci ne lui pardonne pas.

 

D’où la propension de certains enfants (à commencer par les miens), à pousser le bouchon un peu trop loin en particulier avec leur mère. Ils savent que quoiqu’ils fassent, leur mère leur pardonnera et continuera à les aimer. Ils obéissent, en revanche plus facilement à leur père car ils ne sont jamais certains d’obtenir son pardon et craignent de perdre ainsi son amour.

 

Le lien vers l’émission, que vous pouvez réécouter : cliquez-ici

Mère agitée de Nathalie Azoulai cliquez ici

Les mères qui travaillent sont elles coupables ? S. Giampino cliquez-ici

Le magazine Books consacrée à ce thème : cliquez ici

 

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Photo: Simone Hainz  / pixelio.de

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 09:00

 

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Voici la suite de cet article, où je présentais quelques idées de jeux pour les 1-2 ans, tirées de ce livre. 

 

Voici quelques pistes pour les plus grands (2-3 ans, et plus)

 

Les petits poissons (à partir de 2 ans)

- Diluez de la gouache bleue jusqu’a obtenir une consistance de lavis. Montrez à votre enfant comment tremper une éponge (d’environ 10 cm x 10 cm) dans la peinture et l’étaler sur le papier en faisant de grandes vagues.

- Une fois que le papier est recouvert de lavis bleu et qu’il a séché, faites faire à votre enfant plusieurs empreintes de ses mains (réalisées dans de la peinture à doigts)

- Montrez à votre enfant comment coller l’empreinte sur le papier bleu et superposez cette empreinte avec une autre empreinte de mains, en la décalant légèrement et en veillant bien à ce que les doigts pointent tous dans la même direction.

- Les doigts de l’empreinte doivent donner l’impression d’être des nageoires diaphanes.

- Montrez à votre enfant comment dessiner des yeux aux poissons (situés au niveau de la paume de la main, à la base du pouce) avec un feutre

 

Un petit bateau (à partir de 2 ans)

- Rassemblez des morceau de polystirène et un pic à brochette.

- Demandez à votre enfant « qu’est ce qui flotte sur l’eau ». Il répondra peut-être « les bateaux » ou le nom d’un animal marin.

- Dessinez au feutre ses idées sur du polystirène et découpez-les avec le cutter.

- Utilisez le pic à brochette pur faire un trou dans les parties et laissez votre enfant relier les éléments avec de la ficelle.

- A l’heure du bain, faites voguer la création et laissez votre enfant jjouer avec et essayer de la coucler.

- C’est l’occasion d’insister sur la différence entre les objets qui flottent et ceux qui coulent en apportant des objets lourds à l’heure du bain)

 

Ma famille et mes amis. (à partir de 2 ans) 

Pour leur permettre d’identifier qui ils sont et quelle est leur place dans le monde.

- Préparez des photographies de la famille proche et dessinez (ou réalisez sur ordinateur) des maisons, comportant plusieurs fenêtres. Sur les photos, délimitez au crayon la partie de la photo qui tiendra dans l’une des fenêtres de la maison.

- Expliquez à l’enfant qu’il va faire une maison dans laquelle il va rassembler tous les membres de la famille.

- Laissez-lui choisir une des photographies et découper en suivant le cercle (plutôt à partir de trois ans pour le découpage).

- Expliquez –lui qu’il doit choisir dans quelle fenêtre placer la photo et laissez-le la coller à cet emplacement. Continuez avec les autres membres de la famille, jusqu’à ce que toutes les photos soient collées. Ecrivez sous chaque fenêtre le prénom et le nom du membre de la famille.

- Continuez sur le même principe, mais cette fois avec la maison des grands-parents, puis des autres membres de la famille (oncles, tantes, cousins)

- Lorsque toutes les maisons sont terminées, collez-les sur une grande feuille de papier en plaçant la famille proche au centre, entourée de toutes les autres maions.

- Reliez au feutre la maison de la famille proche à une maison de la famille éloignée pa un trait et écrivez à côté « on va en voiture chez Papi et Mamie ». A côté du mot voiture, dessinez également une voiture.

- Continuez ainsi jusqu’à ce que toutes les maisons soient reliées.

- Ce projet peut s’étaler sur une à deux semaines.

 

Si ça vous intéresse, je peux vous en donner d'autres, notamment plus ciblés sur le langage ou sur les activités de plein air. Dites-moi...

 

  Photo: Dieter Schütz  / pixelio.de
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:03

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Je n'y connais pas grand chose en matière de pédagogie Montessori, si ce n'est que je sais qu'il s'agit d'une pédagogie alternative, fondée sur l'encouragement et le respect des différents stades de développement de l'enfant. Dans cette méthode, le but de l'éducation d'un jeune enfant n'est pas simplement de lui transmettre un savoir mais de cultiver son propre désir de découvrir et d'apprendre.

 

On m'a prêté un livre très intéréssant: Jeux d'après la pédagogie Montessori. Pour favoriser l'éveil de votre enfant de 0 à 3 ans.

J'y ai repéré plusieurs activités que je compte mettre en oeuvre avec mes Loulous, pendant les vacances.

Voici, dans un premier temps ma "sélection" de jeux pour les plus petits. Certains semblent très simples et à la portée de tous, mais je me suis plusieurs fois dit "tiens, c'est tout simple et pourtant je n'y aurais pas pensé".

 

Le jeu du miroir:

- Installez-vous par terre, votre enfant sur les genoux, devant un miroir.

- Commencez à enchaîner les questions et réponses en utilisant le miroir « C’est quoi, ça ? » ; « C’est ton nez » « Il est où ton nez ? » « Ici »

- Poursuivez en passant en revue toutes les parties du visage. Vous pouvez à présent passer aux expressions : triste, content, en colère, fatigué…

- Faites ensuite n’importe quel geste comme pointer, attraper ou soulever, pour que votre enfant vous imite.

-Variante : le jeu de cache-cache (activité bien connue, où l’adulte et l’enfant se cachent tour à tour derrière une serviette) qui permet à l’enfant de se familiariser avec les concepts de la disparition et de la réapparition des choses. Devant le miroir, l’enfant sera d’autant plus impliqué si c’est lui-même qu’il découvre.

 

Le son à deviner

"Tentez donc cette expérience : prenez le temps de compter combien de sons différents vous entendez en une journée. Vous serez très étonné du nombre que cela représente. Vous en aurez d’ailleurs ignoré beaucoup car votre cerveau les a compris et reconnus. Mais pour un enfant, la majorité de ces sons sont inconnus et à identifier. L’ouïe est donc un outil sensoriel aidant les enfants à acquérir une meilleure compréhension du monde qui les entoure."


- Faites assoir votre enfant à côté de vous (à votre gauche s’il est droitier, à votre droite s’il est gaucher). Devant vous, placez un plateau sur lequel vous aurez posé trois objets qui font des bruits bien distincts et auxquels votre enfant est habitué : des cuillères entrechoquées, une boîte de céréales…

- Dites à votre enfant que vous allez jouer à reconnaître un son. Montrez et nommez les objets sur le plateau

- Recouvrez le plateau avec le torchon. Prenez un objet caché par le tissu : les deux cuillères par exemple. Entrechoquez-les et demandez à votre enfant d’écouter.

- Soulevez le torchon et énoncez le nom de l’objet concerné puis montrez-le.

- Laissez votre enfant reproduire le son afin qu’il puisse clairement identifier l’objet étant à l’origine de ce son. Recommencez avec tous les objets du plateau

 

Le jeu du toucher et des textures

- Ce jeu peut évoluer pour convenir à tous les âges, allant d’un simple tri à un classement plus précis.

- Faites assoir votre enfant à côté de vous. Placez devant vous un panier contenant de petits objets mous ou durs (bois, pâte à sel, plastique, tissu….).

- Sortez un objet mou du panier et déposez-le à votre droite/ Prenez un objet dur et déposez-le à votre gauche.

- Appuyez du bout des doigts sur l’objet dur et dites le mot « dur ». Même chose avec l’objet mou.

- Donnez-les deux objets à votre enfant et incitez-le à les toucher comme vous venez de le faire et lorsqu’il a chaque objet dans les mains, répétez les mots « dur » et « mou ».

- S’il est un peu plus grand, proposez à votre enfant de classer les objets : ceux qui sont durs d’un côté et ceux qui sont mous de l’autre.

- Variante : avec de objets rugueux et doux ou d’autres textures / avec un troisième groupe d’objet dans le panier / les yeux bandés (quand l’enfant est plus confiant)

 

La suite bientôt, avec ma slection de jeux pour les enfants à partir de 2 ans...!

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:58

DSCN2502.JPGJe suis allée à une conférence donnée par une psychologue spécialiste de la petite enfance et organisée par la halte-garderie de mon Loulou sur le thème des conflits et jalousies entre frères et sœurs. C’était encore une fois passionnant. (Rappelez-vous, j’avais déjà assisté à une conférence sur « Le parler vrai ») Alors, si vous êtes d’accord, je vais vous faire un petit compte-rendu…(en fait, il est très long, mais c’était tellement riche que je n’avais pas envie de synthétiser !)


Nous avons tous l’espoir illusoire d’avoir une famille harmonieuse, d’éviter au maximum les conflits entre nos enfants. Nous détestons les savoir jaloux, les voir se chamailler, les entendre dire qu’ils se haïssent. On se demande alors ce qu’on a raté dans leur éducation, comment on aurait pu éviter ça. Eh bien en fait, ça va mieux en le disant : c’est impossible ! Impossible d’éviter les conflits, les jalousies, la concurrence, voire la haine entre frères et sœurs. Donc tout de suite, on culpabilise moins… ! Les relations au sein de la fratrie sont loin d’être évidentes, preuve en est le nombre de fratricides mythiques: Romulus et Remus, Abel et Caïn, Isis et Seth…Sans aller jusqu’à s’entretuer ( !), les conflits sont pourtant constitutifs de la relation problématique qu’entretiennent les enfants d’une même famille.


D’une part, chaque enfant ne naît pas dans la même constellation que son frère ou sa soeur. En plus des spécificités apportées par sa propre personnalité d’individu, ses parents ne projettent pas les mêmes attentes sur lui : il est l’aîné, le premier ou le second, celui qu’on compare ou le « petit » dernier. D’autre part, l’enfant est, pendant les premières semaines de sa vie, dans une relation exclusive avec ses parents (surtout sa mère), en raison de sa grande dépendance…puis, il va se détacher, ses parents vont le conduire vers l’autonomie et toute sa vie il n’aspirera qu’à une chose : recréer la relation d’exclusivité des premiers instants. Pour ce faire, il va se placer dans une double dynamique : d’une part s’assurer en permanence de l’amour exclusif de ses parents et ainsi se rassurer et d’autre part évincer son rival (de frère ou de sœur) qui poursuit le même but que lui.


Cela prend alors différentes formes : chamailleries, bouderies, bagarres, coups. Le tout dans le seul but d’emmerder la mère d’attirer l’attention de la mère bien aimée. Vous avez remarqué comme ça se passe bien, justement, quand ils ne sont pas chez vous ou quand ils ne sont pas dans votre champ de vision? Complicité, rires, bonne entente. Forcément, il n’y a pas d’enjeu, ils n’ont rien à prouver, vous n’êtes pas là pour les voir, ce n’est plus à celui qui remportera la préférence de Maman.

Quand arrive un bébé dans la famille, c’est forcément difficile pour l’aîné. Il a toutes les raisons de se sentir jaloux et incompris. Imaginez le scénario suivant pour comprendre un peu les sentiments qui l’animent : vous vivez heureuse avec votre mari et celui-ci vous dit un beau jour… « Tu vas voir je vais ramener à la maison une autre femme, elle sera vraiment trop mignonne, ça va être super sympa avec elle, on va trop bien s’amuser, je suis sûre que tu vas l’adorer. Ah au fait, comme elle est plus menue que toi, elle portera tes anciens vêtements, ceux dans lesquels tu ne rentres plus, ils lui iront bien. » Ce que l’on ressentirait si on vivait ça est exactement ce qui préoccupe l’aîné au moment de l’arrivée d’une deuxième enfant. Il se dit « Je ne suffis plus à mes parents, ils ont été chercher mieux ailleurs. Quel besoin ont-ils eu de faire venir quelqu’un d’autre chez nous ?» Donc cet enfant, il va falloir lui en faire voir de toutes les couleurs et parallèlement faire comprendre aux parents que c’est lui le mieux des deux.


Comment faire, à défaut de pouvoir éviter complètement les scènes de jalousie, pour pouvoir rendre les conflits un peu plus vivables et un peu moins fréquents?

-          Dire régulièrement à chaque enfant, seul, qu’on l’aime. Il a besoin de preuves d’amour et ça évitera peut-être qu’il cherche à les obtenir autrement (en frappant sa sœur par exemple ! Antoine, si tu me lis, sache que je te comprends enfin !)

-          Ne pas chercher à régler les conflits des enfants à leur place. Souvent, on ne sait pas comment ça a commencé et qui est l’initiateur. Face à deux versions des faits radicalement différentes, mieux vaut ne pas prendre parti.  Se faire plutôt médiateur, écouter l’un et l’autre, dire que l’on comprend leur colère, leur frustration etc. (mettre des mots sur les sentiments), mais ne pas faire des remontrances à l’un ou à l’autre et en tenir un pour responsable. Il se verrait alors tomber en disgrâce et serait encore plus enclin à embêter son frère. Quand à l’autre, plein de l’orgueil transmis par cette mère qui lui a donné raison, il se peut fort qu’il aille narguer l’autre et que cela recommence. Dire plutôt « Je vous fais confiance, vous allez trouver une solution ». Parce qu’au fond, ce que l’on veut, ce n’est pas que l’un ou l’autre « gagne » mais bien que le conflit perde en intensité. Il importe donc plus de trouver une solution, une issue, qu’un coupable, tout en reconnaissant les sentiments éprouvés par chacun d’eux. Mais au préalable, il faut le dire et le redire : « Je ne m’impliquerai pas dans vos conflits, ce sont vos affaires, cela ne me concerne pas, il vous faudra trouver seuls comment en sortir ».

-          Consacrer du temps à chaque enfant pris individuellement. Cela peut sembler évident, mais il est important de souligner qu’il ne s’agit pas de quantité. Cinq minutes peuvent suffire, si l’enfant a vraiment le sentiment que sa mère (ou son père) lui accorde un moment privilégié et est tout à lui. Du coup, quand on en a assez, le soir, de faire la police pour arbitrer les chamailleries de nos enfants et qu’on est intervenue 10 fois dans la soirée, on peut essayer d’annoncer les choses autrement : « Je finis ce que j’ai à faire, c’est un impératif, mais dès que ça sera fait, je te promets qu’on pourra faire quelque chose ensemble, tous les deux. » Et à ce qu’il paraît, ça marche, l’enfant sait qu’il n’a pas à faire le zouave pour attirer l’attention de sa mère puisqu’il sait qu’elle va venir s’occuper de lui, elle le lui a promis et il peut se raisonner et patienter jusqu’à ce moment là. Et au lieu d’intervenir 10 fois 1 minute, on consacre 10 vraies minutes à l’enfant… donc ce n’est pas si difficile à caser dans un emploi du temps de ministre maman.

-          Ne pas essayer de chercher par tous les moyens à les traiter sur un pied d’égalité. Parce qu’ils sont différents et qu’ils aspirent à être traités dans leur singularité et leur individualité…pour faire justement écho à ces tentatives inlassables de vouloir vous prouver qu’ils ne sont pas comme leur frère (puisqu’ils sont mieux, c’est quand même évident!). Donc ne pas chercher à faire la même chose avec chacun, dans ces fameux temps privilégiés. Ne pas systématiquement rapporter le même cadeau (ben quoi, pour ne pas faire de jaloux… !), mais justifier ces choix différents : « Je t’ai rapporté ce cadeau parce que je sais que tu aimes particulièrement faire ci ou ça et j’ai pensé que ça te plairait… »

-          J’ai dit plus haut qu’il était important de dire à chaque enfant qu’on l’aimait. Mais quand l’enfant s’aventure sur un terrain miné et qu’il pose LA question qui tue « Maman, tu m’aimes plus ou moins que mon frère ? ». Bon évidemment, on peut se lancer dans l’explication classique du cœur extensible blablabla. Elle est d’ailleurs tout à fait valable et parlante. Mais on peut aussi dire « Je t’aime parce que tu es toi, parce que tu es mon enfant et parce que tu as des qualités que j’apprécie particulièrement : tu es serviable, de bonne humeur le matin quand tu te réveilles, tu es drôle etc. » Du coup, l’enfant aura envie de reproduire ces comportements dont il sait que sa mère les apprécie. Alors que si il comprend que ce qui préoccupe sa mère c’est « qu’il n’arrête pas d’embêter son petit frère », il va continuer à la préoccuper…A méditer. Bon parfois c’est vrai, il faut faire de GROS efforts, dans certaines phases, pour trouver de grandes qualités à nos enfants…mais ça vaut la peine de se creuser un peu.

-          Le parent n’intervient donc pas dans les conflits (à part en tant que médiateur), mais il ne va pas pour autant tout laisser passer. Il édicte la loi : on ne tape pas, on n’insulte pas etc. Et par exemple, quand l’enfant est trop petit pour parler et qu’il a tendance justement à frapper pour se faire respecter, il faut lui dire : « Tu as le droit d’être en colère, mais pas de frapper. Si tu n’es pas content, tu peux exprimer ta colère en tapant du pied, en regardant d’un air fâché, mais pas en frappant. »


Voilà, quelques pistes de réflexion. Chez moi, quelques traces de jalousie chez l’aînée, mais cela dépend des moments. A la naissance de son frère, elle avait des gestes d’amour très ambivalents : des embrassades limite étouffantes, des baisers qui se terminent en morsure. Et pourtant, qu’est ce qu’elle l’aime son frère, elle nous le répète tous les jours. Chez le cadet, pour l’instant rien…mais on verra quand il saura parler ou taper !

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:00

"Peut-on mentir à un enfant?" "Doit-on tout dire à un enfant?"

Ce sont les questions principales soulevées par la psychologue qui animait la rencontre-débat  à laquelle j'ai assisté cette semaine, sur le thème: "Comment dire? La maladie, la mort, la séparation, les interdits." J'ai appris beaucoup de choses sur la façon de communiquer avec son enfant, quel que soit son âge et sur le fait que bien des conflits parent-enfants pourraient être réglés ou évités si l'on réagissait différemment et si l'on utilisait d'autres mots. La psy a illustré son propos de plein de situations concrètes dans lesquelles il était facile de se reconnaître. En voici quelques unes..(Attention, c'est long ! Et pas toujours rigolo.) (T'es encore là? Bon, ben je continue alors...)

 

Communiquer dans les situations conflictuelles

Nous avons chacun un vécu, un passif, une zone douloureuse qui font que certaines fois, nous réagissons au quart de tour à certaines paroles. La clé pour réussir à sortir de l'ornière dans les situations tendues, c'est de s'affranchir de ce vécu émotionnel et de ne pas se laisser entraîner sur le terrain des sentiments et de la culpabilité où nos enfants savent parfois très bien nous emmener. Je m'explique, avec quelques exemples tirés de cette discussion.

 

Quand notre enfant nous lance "T'es pas gentille, je ne t'aime plus"

Ce qu'on dit parfois:

"C'est toi qui est méchant de dire ça, tu sais, les enfants aiment toujours leur maman et moi je t'aime beaucoup alors ça me fait de la peine d'entendre ça" Bon, ça semble évident que c'est le genre de chose qu'il ne faut pas dire.  Mais là où je me suis reconnue, c'est quand elle a dit que souvent, au lieu de réagir au problème, à la situation qui a provoqué cette phrase de l'enfant, on en reste à LA phrase qui fait mal et on répond par exemple (sans tomber pour autant dans l'excès de la phrase ci-dessus) "Je ne suis pas là pour être gentille, etc."

Ce qu'il faudrait dire...

En fait, il faudrait simplement ne pas réagir à la provocation de l'enfant, mais revenir à la situation, à l'interdit en question et ne pas laisser l'enfant nous embarquer sur le terrain des sentiments.

 

Même chose, quand on gronde un enfant et qu'il répond "C'est toujours moi que tu grondes, tu ne grondes jamais ma sœur, t'es méchante"

On a tendance à dire "Ce n'est pas vrai, hier, j'ai disputé ta sœur parce qu'elle avait fait ça et ça, tu vois, je ne fais pas de traitement de faveur etc."

Ce qu'il faudrait dire...

"Je ne te parle ni de moi, ni de ta sœur. Là il est question de ton comportement présent."

 

Ou encore, quand votre fille a repéré chez une copine une superbe poupée et qu'elle vous tanne pour l'acheter

On est tenté de dire:

" Mais tu sais, ma chérie (important, le "ma chérie"), le magasin est fermé. On ne peut pas l'acheter."

Et puis on se lance dans des grands discours sur la valeur de l'argent, que ça coûte cher, que Papa et Maman n'ont pas tant d'argent que ça etc. (mode "violons" ON)

Bref, on préfère faire croire à son enfant que vraiment, on aimerait bien lui offrir cette magnifique poupée, mais que vraiment, là, on ne peut pas et que c'est bien dommage, parce qu'on serait prête à le fair s'il n'y avait pas tous ces obstacles que la vie dressait entre nous et le magasin Joué Club....

Tout ça pour ne pas dire "non". Et courir le risque de se faire détester, ne serait-ce qu'un temps, par son enfant.

Ce qu'il faudrait dire...

Tout simplement, faire comprendre à l'enfant qu'il ne peut pas tout avoir et ne pas avoir peur de sa réaction et de son chantage affectif. Selon la psychologue qui animait cette soirée, un bon parent, c'est aussi un parent qui accepte le fait de ne pas se faire aimer tout le temps.

 

 

Les sentiments: ils ne sont pas bons ou mauvais, ils sont, tout simplement

On accepte bien la joie, la gaîté, la satisfaction le bien-être, bref, tous les sentiments positifs que peuvent avoir nos enfants. En revanche, on a toujours un peu plus de mal à supporter de les voir en colère, de les savoir jaloux, de les savoir avoir peur.

Ce qu'on a tendance à dire

" C'est pas bien d'être jalouse de ton petit frère." ou "Non, on ne se met pas en colère quand on doit partir de chez Sarah, ça ne se fait pas".

Ce qu'il faudrait dire

" Je vois que tu es très en colère, parce que tu es frustrée de partir de chez Sarah. Je sais que tu as passé un bon moment chez elle et tu vas me raconter dans la voiture ce que vous avez fait cet après-midi" (et hop l'air de rien, pendant qu'on dit ça, on enfile le manteau, c'est toujours ça de fait...!)

Je ne sais pas si ça marche. Certainement pas à tous les coups. Ce serait trop simple ! Mais ça a le mérite d'aider l'enfant à mettre des noms sur ce qu'il ressent et lui fait comprendre que le message qu'il cherche à faire passer est bien arrivé à son destinataire et du coup, ça calme un peu le jeu.

Les sentiments, quels qu'ils soient, n'ont pas à être jugés bons ou mauvais, bien ou pas bien. Ils "sont", un point c'est tout et il faut les accepter.

Sauf quand les enfants se roulent par terre et nous foutent la honte en plein milieu du Leclerc.

 

Préciser ses attentes  

(T'es encore là? Bon, ben je continue, tu vois, c'est long aujourd'hui, hein?)

Ce qu'on a tendance à dire:

"Tu seras polie quand on arrivera chez ma collègue Trucmuche." / "Range ta chambre"

et résultat: pas de bonjour ni de sourire arrivés chez Trucmuche et chambre à peu près dans le même état qu'avant que le message "Range ta chambre" (Pourtant on ne peut plus explicite) ait été formulé.

Ce qu'il faudrait dire:

Pour un enfant "être poli / sage" ou "ranger sa chambre" ne veut pas forcément dire la même chose que pour nous. Selon leur âge, ça peut même ne rien vouloir dire du tout.

Il faudrait donc pouvoir expliquer ce qu'on attend: "Chez Trucmuche, quand elle te dira bonjour, tu répondras aussi bonjour" ou "Dans ta chambre, tu mets la poupée dans le landau et les légos, dans la boîte", ça évite pas mal de conflits...(à ce qui parait! J'ai pas encore eu le temps de tester!)

 

 

Parler de la mort, de la maladie

Ce qu'on a tendance à dire:

"Il est parti" ou "Il est au Ciel"

Parce qu'on veut protéger l'enfant, lui éviter des peurs inutiles ou parce que la vérité est trop difficile à accepter, même pour soi-même et que c'est une façon de la dissimuler.

Ce qu'il faudrait dire:

Tout simplement "Il est mort" et préciser "Il s'est arrêté de vivre"

Quel que soit son âge, un enfant est capable de comprendre cette information. Ils ne comprennent le côté irréversible de la mort que vers 6 ans, mais avant cet âge, ils peuvent tout à fait s'y retrouver avec le mot "mort".

Si c'est la maladie qui a emporté la personne, on peut préciser qu'il était très malade et si l'enfant a peur - quand à son tour il est malade - de mourir, bien lui expliquer qu'il y a des maladies très graves et qu'en tous cas on ne meurt pas d'une angine ou d'une gastro.

 

Dans tous les cas de figure, la base de la communication c'est de se dire qu'on peut effectivement tout dire à des enfants, qu'il y a beaucoup de choses qu'ils sont en mesure d'entendre, mais qu'il ne faut pas leur mentir, même pour les préserver. Cependant, la vérité à laquelle ils ont droit doit être aménagée en fonction de leur âge. On peut, quand l'enfant est tout petit, n'en donner qu'une partie et, en fonction de sa demande et de sa maturité grandissante, on peut fournir des compléments d'information (par exemple sur le fait que certaines personnes croient que l'être aimé est au ciel et continue à les regarder, ou sur le souvenir de la personne qu'il convient d'entretenir afin que celle-ci continue à vivre dans les cœurs, ou sur la maladie qui a emporté la personne), qui viendront compléter mais en aucun cas corriger ce qui a été dit précédemment, puisqu'il faut donner la véritable information dès le début et s'y tenir. Si l’on n’a pas menti, l'enfant arrivera donc à faire son propre cheminement avec les réponses que l'on fournit à ses interrogations.

 

Voilà...ceci n'est en aucun cas le manuel du parfait parent qui sait communiquer. Je ne fais que retranscrire ce que j'ai entendu à cette conférence et je ne cherche pas édicter une règle de conduite, mais la plupart des situations évoquées m'ont amené à réfléchir sur ma façon de faire, et surtout de parler avec mes enfants...ou pas.

 

Et vous, avez-vous fait l'expérience de ces situations qui dérapent parfois, faute de savoir utiiser les bons mots?

 

(bon, ben si t'es arrivé jusque là, c'est que tu m'aimes vraiment...merci!)

 

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Maman de deux Loulous (4 ans et 20 mois), prof en congé parental, mariée à Monsieur C-cilou.

Je blogue pour répondre à une irrésistible envie de de décrire le quotidien, pour lui donner plus de saveur, le rendre plus rigolo et doux, comme un ourson haribo...et éviter que ma mémoire ne se vide à la vitesse d'un paquet de bonbons ! Je blogue pour prendre du temps pour moi, pour me poser, réfléchir, comprendre, partager.

Depuis Septembre 2011, nous vivons à Berlin (oui, oui, en Allemagne).

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