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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:10

82250_R_K_B_by_S.-Hofschlaeger_pixelio.de.jpgBon, d'accord, ce n'est pas facile de mener de front carrière et vie de famille en Allemagne (en France non plus d'ailleurs). Bon d'accord, il y a peu de places en crèches outre Rhin. Bon d'accord les femmes ne font souvent qu'un enfant parce qu'elles ne peuvent pas se permettre de sacrifier leur vie professionnelle. Bon d'accord, l'école primaire se termine tôt en début d'après-midi. Bon d'accord, les femmes sont souvent obligées de travailler à temps partiel. Bon d'accord vous détestiez votre prof d'allemand au collège. Bon tout ça c'est vrai...mais de là à caricaturer en faisant de l'Allemagne une terre hostile au sexe féminin et en érigeant la mère allemande en martyre de la maternité...il y a vraiment un monde.

 

Et là, j'ai un peu envie de les défendre, mes copines allemandes. Parce que j'aime bien me faire l'avocat du diable quand lors d'une discussion entre Français on égratigne ma chère Allemagne...et à l'inverse quand dans une discussion entre Allemands on casse du sucre sur le dos de ma mère patrie la France. Parce que je suis comme ça, entre les deux pays, pas tout à fait Allemande, plus complètement Française et parce que j'aime bien nuancer, comparer, creuser la question et ne pas m'arrêter aux a prioris.

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, les mères peuvent prendre un congé parental d'un an (14 mois), rémunéré environ 70 % de leur salaire (les pères aussi d'ailleurs)...ça facilite quand même le retour à la vie professionnelle, de limiter ce congé parental à un an et non à trois ans comme en France. Et puis on vit un peu plus décemment avec environ 70% de son salaire qu'avec les 580 € de la CAF... Saviez-vous également que les pères peuvent prendre, en même temps que leur femme, pendant ces 14 mois, deux mois complets où ils touchent également 70% de leur salaire? Ce qui veut dire que pendant 2 mois, placés n'importe où dans la première année de l'enfant, la famille peut prendre ses marques et les pères s'investir pleinemnt dans leur rôle? Ils sont même nombreux à profiter ce ces 2 mois pour voyager en famille, pas mal non plus...Bon, il est toujours possible de raccourcir cette année pour les femmes qui souhaitent reprendre le travail plus tôt, mais là c'est assez difficile, d'une part pour faire garder son enfant car il n'existe quasiment pas de mode de garde pour les moins d'un an et d'autre part parce que la societé a du mal à comprendre pourquoi une mère souhaite si tôt confier son enfant pour retravailler. On met en avant des études scientifiques prouvant qu'il faut 12 à 18 mois pour qu'un lien se crée entre la mère et l'enfant et qu'avant cet âge, la place d'un enfant est auprès de ses parents. "La doxa psychologique a terriblement survalorisé le rôle de la mère: elle est l'indispensable pôle de la vie de l'enfant et la moindre de ses éclipses est soupçonnée de causer des dommages psychiques irréparables. Dans les faits, les pères allemands ne sont pas plus absents que les pères français. Mais c'est la place de la mère dans les représentations qui est surinvestie."*

 

En France, on met en avant la femme et son droit à s'épanouir dans sa vie professionnelle en toute indépendance. En Allemagne, on met en avant le bien-être de l'enfant. Ce sont des points de vue différents qui ont chacun leur légitimité.

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, il est très courant qu'un enfant porte le nom de sa mère et non de son père, même si ses parents sont mariés? Cela ne choque personne. "En France, l'enfant porte le nom de celui qui va le déclarer à la mairie (donc en général, le père).*"  De même, dans tous les formulaires que l'on remplit au sujet de l'enfant, c'est systématiquement les coordonnées de la mère qui sont à renseigner en premier. Et en second lieu seulement, du père. En France, tout formulaire d'inscription en crèche ou à l'école vous demandera en premier lieu le nom du père. Ben oui, LE grand CHEF de famille. Et ça, ça ne vous choque jamais? "En Allemagne, le matriocentrisme de la littérature parentale coïncide avec une législation qui se méfie des pères."*

 

Saviez-vous qu'en Allemagne, les hommes sont assez bien représentés dans les métiers de la petite enfance. Connaissez-vous beaucoup d'assistants maternels ou d'EJE hommes en crèche? Ne seriez-vous pas surpris, voire gênés d'en croiser? Ici, c'est monnaie courante. Dans le jardin d'enfant de ma fille, 1/3 du personnel est masculin, y compris dans le groupe des tout-petits. Et ça ne choque personne. Après-tout, c'est vrai, pourquoi le monde de l'enfance serait un domaine uniquement dévolu aux femmes?

 

Saviez-vous qu'en Allemagne il existe dans chaque commune, dans chaque université, dans bon nombre de structures publiques une personne "chargée des femmes", c'est à dire dont la mission est de veiller à respecter l'égalité des droits entre hommes et femmes et à gérer les cas de discrimination?

 

Saviez-vous que nous, Françaises, sommes bien moins progressistes et féministes que nos conseurs allemandes quand nous nous attelons tous les soirs de la semaine, à la préparation d'un bon petit repas chaud pour notre chère petite famille et pour notre cher petit mari. Même si on le prépare rapidement et qu'une soupe, une quiche ou un gratin de courgettes ne sont pas des mets 4 étoiles, il n'en n'est pas moins vrai que tout mis bout à bout: préparation, vaisselle, courses etc., ce sacro-saint repas du soir nous prend un précieux temps que nous ne passons pas avec nos enfants ou à faire autre chose. Certes, vous pourrez arguer du fait que chez vous, c'est Monsieur qui cuisine. C'est le cas chez moi aussi. Mais les statistiques de la répartition des tâches ménagères en France montrent pourtant le contraire. Ici, les Allemand(e)s ne s'embêtent pas avec ça: un repas chaud le midi (et sans entrée / dessert et tout le tralala) et le soir, des tartines de pain complet avec du fromage, quelques crudités, un yaourt et basta. Quel temps précieux ainsi "économisé" !

 

Voilà, tout n'est pas rose ici, certes. Mais tout n'est pas noir non plus. L'Allemagne n'est pas si rétrograde que ça en matière de respect du droit des femmes. Et la France n'est d'ailleurs pas forcément hyper progressiste en la matière non plus...

 

(Ce billet, contribution dans le cadre des Vendredis Intellos vise en partie à compléter celui de Maman mais pas seulement qui s'emportait (à juste titre) contre la societé allemande qui taxe les mères actives de "mère corbeau". Une appellation que je n'ai soit-dit en passant, jamais entendue ici.)

 

* Extraits de Béatrice DURAND, Cousins par alliance. Les Allemands en notre miroir. Ed. Autrement, 2002.

 

Photo: S. Hofschlager, pexelio.de

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:42

 

318334_R_K_by_Wolfgang-Hoyer_pixelio.de.jpgPourquoi cette question me direz-vous? Une poussette, c'est une poussette, quel que soit le côté du Rhin où l'on se trouve. Ben non, s'il y a bien des objets où un mot ne recouvre pas la même réalité en France et en Allemagne, la poussette en fait partie (tout comme le "pain").

Déjà, il y a moins de poussettes qu'en France, ou disons plutôt qu'il y a plus de bébés portés en écharpe ou en porte bébé type Ergobaby qu'en France, notamment les plus jeunes. Les Allemands (enfin, surtout les Allemandes) accordant beaucoup d'importance à la proximité physique mère/enfant lors des premiers mois. Elles sont donc les championnes des nœuds d'écharpe (il existe plein de cours et ateliers de portage organisés par des sages-femmes) et les reines du passage du bébé dans le dos quand ils sont plus grands.


Par contre, quand elle se décident pour la poussette, là c'est tout de suite la poussette de compèt'. Rien à voir avec nos Loolas et nos MacLaren.

La poussette allemande a de grosses roues solides, bien amorties pour résister aux pavés berlinois. Pas besoin d 'avoir une mini poussette canne dès que possible pour survivre dans la jungle urbaine comme à Paris. Il y a de la place sur les trottoirs donc il doit y avoir de la place pour les enfants à l'intérieur de la poussette. Grand confort et haute technicité, donc. Ceci n'empêche pas cependant que la poussette soit un petit nid douillet et chaud, cosy, "gemütlich" comme on dit de façon intraduisible ici. Une annexe de la chambre de bébé, somme toute... En plus de l'indispensable peau de mouton (été comme hiver), les poussettes sont agrémentées de jouets et de hochets, de petites babioles en bois (toutes plus jolies les unes que les autres) et d'anneaux de dentition. L'enfant, quand à lui, est équipé (été comme hiver!) d'un petit bonnet qui couvre bien les oreilles. C'est comme ça ici, on aime (sur)protéger les enfants quand ils sont petits. Bien plus que chez nous, je vous assure. [Ensuite, la tendance s'inverse et les ados ont, comparés aux ados français, quasiment tous les droits]?


Je trouve aussi que les bébés sont laissés bien plus longtemps dans les landaus qu'en France. Pour mes enfants, le landau était en fait le cosy-nacelle en position allongée et entre 5 et 6 mois, je les ai passés en poussette assise. Ici, il y a déjà beaucoup moins de poussettes qui font pack: nacelle, cosy, hamac assis et beaucoup plus de poussettes tout en un. Et parfois, dans les quartiers les plus branchés où vivent les artistes et les bobos décalés, on affectionne même les landaus à l'ancienne (comme celui de la photo de ce billet), avec des grandes roues, comme ceux des années 70/80 que l'on dégote dans les brocantes et les marchés aux puces . Les landaus sont garnis de petites couettes, de petits draps et de jolies couvertures... Vintage et gemütlich, quoi...(Mes bébés étaient engoncés dans leurs combi pilote et enroulés dans une couverture polaire et hop, en voiture Simone!).Et je trouve aussi que les bébés sont souvent mis assis dans le landau (donc ils ont plus de six mois forcément), ou couchés à plat ventre...mais pas forcément couchés sur le dos et sanglés comme chez nous dans la nacelle qui fait aussi siège-auto. Il leur faut du confort, mais de la liberté de mouvement aussi ! Et quand on les passe en poussette assise, c'est beaucoup plus souvent face au parent qui pousse (à la mère, quoi...!) que chez nous.


Il y a aussi une catégorie de poussettes bien à part ici et que je n'ai jamais vue en France... vous avez peut-être déjà vu des remorques-chariots que l'on peut accrocher aux vélos? Il y en a ici aussi, des quantités même...eh bien ces chariots peuvent être transformés en poussettes...hop, une barre-guidon, deux roues supplémentaires et voici une poussette "sport" entièrement couverte. C'est super encombrant, mais très pratique pour être mobile en vélo.


Mais la reine des poussettes ici, c'est la Bugaboo, qui est à la poussette ce que la Loola est chez nous. On en voit partout, quel que soit la branchitude du quartier où l'on est. Et là encore, pas le tout petit modèle "bee" cher aux Parisiennes privées d'espace...non, un bon gros modèle bien costaud.


L’accessoire indispensable, quel que soit le type de poussette, c'est le filet. THE bon vieux filet noir qu'on attache aux poignées et dans lequel on met les milliards de choses qu'il faut trimbaler quand on est une "bonne" mère: les jeux pour le bac à sable, les biscuits à l’épeautre et les gourdes en acier pour l'aîné et surtout....l'écharpe de portage pour reprendre le bébé face à soi dès qu'il se montrera trop impatient en poussette...


photo: Wolfgang Hoyer, pixelio.de

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 22:04

DSC06568.JPGVous le savez, ma fille est dingue de danse. Elle danse toute la journée et quand elle ne danse pas elle parle de danse. Elle nous a dit très sérieusement l'autre jour que son métier, c'était la danse. Elle va évidemment dans une école de danse et s'amuse beaucoup, même si elle ne comprend pas grand chose des instructions en allemand.

 

Comme nous avons la chance d'habiter dans une grande ville, que dis-je une capitale, que dis-je une capitale de la danse... (Vladimir Malakhov et Polina Semionova, quoi, mince !!!) nous n'avons pas attendu longtemps avant de réserver nos premières places de ballet. Mais avec enfant cette fois-ci. Enfin, j'y suis allée seule avec elle car il nous fallait bien quelqu'un pour garder Loulou !

 

J'adore ces momentsen tête à tête avec ma fille.

Nous nous sommes fait belles, toutes les deux en jupe, bien coiffées, parfumées (j'ai dû freiner des quatre fers ses envies de rouge à lèvres et de vernis à ongles...!), nous avons dit aurevoir aux hommes de la maison et nous sommes parties dans le froid de la nuit berlinoise.

 

Nous sommes allées voir "Oz The Wonderful Wizard" à lOpéra comique (Komische Oper). C'était un spectacle volontairement familial et ma Louloute n'était pas la seule enfant. Mais elle était sans doute la plus jeune. Elle paraissait si minuscule sur les marches du grand escalier central, ma toute petite fille. A la base, le spectacle était destiné aux plus de 6 ans, mais je savais qu'elle n'aurait aucun problème à suivre et à se concentrer, en dépit de son jeune âge. D'ailleurs, on voit bien que Berlin est une ville géniale pour faire découvrir la culture aux enfants: au vestiaire de l'opéra, on m'a donné un gros coussin comme chez le coiffeur pour que ma puce voit bien. J'ai trouvé ça super comme attention.

 

Le spectacle a duré 1h30 sans pause. 1h30 de féérie, de montages vidéos drôlissimes, de décors poétiques, de danses comiques ou athlétiques, de couleurs magnifiques (comme ce mélange de turquoise et de rouge dans cette scène du champ de coquelicots), de rêve et d'émerveillement. Il y a même un moment où la scène a été couverte de centaines de ballons transparents, avec un éclairage vert qui se reflétait dans les ballons pour donner un effet un peu irisé. Splendide.

 

transform.jpg

 source

 

 

Et ma Louloute alors, le demanderez-vous...est-ce qu'elle a aimé? Oui, elle a beaucoup aimé. j'ai dû, dans les jours qui ont suivi le spectacle, lui raconter l'histoire encore une centaine de fois et gare à moi si j'oubliais un détail !

Bon, heureusement que j'avais acheté le livret pour pouvoir lui traduire l'action parce qu'elle m'a sans arrêt demandé pendant le spectacle "et là elle fait quoi Polina"? "et là il fait quoi le lion?". D'ailleurs, elle a eu du mal à comprendre ce qu'était vraiment un représentation. Quand je lu ai raconté, avant le spectacle, que c'était l'histoire d'une petite fille emportée loin de chez elle par une tornade, elle a vraiment cru qu'on allait assister à une tornade. Et quand je lui ai en gros raconté l'histoire, elle m'a demandé "mais alors s'ils vont faire tout ça, quand est-ce qu'ils vont danser?" (oui, ma fille et la danse, c'est l'Art pour l'Art!). Mais elle a vraiment tenu tout le spectacle et n'en n'a pas loupé une miette, sauf peut-être pendant les 10 dernières minutes qu'elle a passées affallée sur moi, il était si tard effectivement...et c'est quand même une si petite fille...

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:48

448333 R B by Harald Wanetschka pixelio.deJe suis encore en congé parental pendant un an. Un an pour mes enfants, mais aussi pour moi, parce que l'an dernier, avec la préparation de l'agreg et mes deux Loulous en (très) bas âge, je n'ai pas eu beaucoup le temps de souffler.

 

Mais voilà, les mamans qui me lisent et qui sont, elles aussi à la maison savent que ce n'est pas de tout repos et qu'il est difficile de se mémager ce temps pour soi pourtant vital si on veut justement continuer à s'occuper de sa famille avec énergie et bonne humeur. (J'en ai déjà parlé )

 

Mon chéri, qui a tout compris (il est parfait, je ne vous l'avais jamais dit?) a pris ses dispositions pour que je puisse m'accorder un temps de repos, sans enfants, sans poussette à pousser, sans sac à dos à trimballer, sans bébé à porter, sans nez à moucher, sans pleurs, sans cris, sans Léo et Popi, sans chamailleries...

 

Le vendredi, de 16h à 18h, c'est mon créneau "récré". Ma soupape "anti-pétage de plombs". Chéri rentre tôt, à lui, je passe le relai et à moi, un coup de rouge à lèvres et hop, nous voilà partis, mon sac à main, mes bottines à talons et moi...

 

En général, je marche d'un bon pas, ce que je ne peux jamais faire avec les enfants. C'est mon ryhtme naturel, je marche très, très vite, mais c'est aussi pour faire le maximum de choses en un minimum de temps. A vrai dire, je ne fais pas que des choses pour moi seule, j'en profite souvent pour passer faire l'une ou l'autre course, mais la différence c'est que je le fais à mon rythme, sans personne pour me déboiter le bras, me tirer la manche parce qu'il (ou elle!) s'impatiente.

 

Je prends le métro et, comble du bonheur pour moi, je sors un livre ou un journal de mon sac...impossible avec mes Petiots. Je me rends souvent dans une grande rue commerçante, je n'ai que l'embarras du choix ici à Berlin, et je me fais une orgie de boutiques, de vitrines. Je rentre dans deux ou trois H&M (ils n'ont pas le même stock!), je découvre des nouveaux magasins, je compare, je fouine. En général, je n'achète rien.

 

Mais la cerise sur le gâteau, le highlight de mon vendredi, le kif suprême de ma semaine (j'exagère à peine), c'est ma grande tasse de Chaï tea latte au Starbucks. Bon, jamais dans un fauteuil moelleux parc e qu'ils sont toujours occupés, mais toujours avec cette mousse légère et ce parfum intense mais g ourmand.

 

J'adore.

 

Et je rentre chez moi, le coeur léger, revigorée et d'humeur enjouée. Prête à affronter le bain des enfants et à libérer Monsieur C-Cilou pour son entraînement de tennis de table.

 

Vivement la recré...vendredi prochain.

 

Photo: Harald Wanetschka  / pixelio.de

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 23:47

87456_R_K_B_by_S.-Hofschlaeger_pixelio.de.jpgJ’inaugure une série d’articles sur des sujets relatifs à des thèmes « interculturels » avec ce billet sur ma première visite chez le pédiatre allemand. Enfin, pas pour moi, pour mon Loulou qui nous a fait une belle otite.

 

Je m’attendais au pire avec cette première consultation parce que mes expériences passées avec la médecine allemande n’avaient pas toujours été positives. En général, quand je me déplace chez le médecin, c’est que j’ai mal et que j’ai besoin d’être soignée. Vite. Or, en Allemagne, on m’a déjà demandé de rentrer chez moi boire de la tisane, de prendre un bain aux huiles essentielles, de tremper un linge dans du bouillon de poule et de me l’enrouler autour du cou, de me faire des cataplasmes de je ne sais quelle plante et de sucer des bonbons à la sauge. Quand je dis « on », c’est en partie le corps médical. Alors que moi, ce que je voulais, c’était un traitement de cheval digne de ce nom.

 

Je m’attendais au pire…et j’ai eu le meilleur…enfin presque.

 

J’ai réussi à avoir un rendez-vous, je ne sais par quel miracle, puisque ce cabinet pédiatrique ne prend plus de nouveaux patients. Il faut dire que j’ai lourdement légèrement insisté, rapport au fait que le thermomètre avait flirté avec les 40° pendant la nuit et que Loulou gémissait de douleur.

 

Arrivés là-bas, j’ai constaté qu’il y avait deux salles d’attente, une pour les enfants contagieux et une pour les enfants non contagieux. Pas mal, ça évite de se choper un virus alors qu’on venait faire un simple certificat médical… Ensuite, sans trop attendre, une secrétaire médicale (qui d’ailleurs fait bien plus que prendre les rendez-vous, mais est à mi-chemin entre une infirmière et une assistante) nous a guidés dans une salle de préparation. Là, Loulou a été pesé et mesuré…sans le déshabiller, ce qui est quand même bien confortable pour un bébé et ce n’est pas les quelques grammes de vêtements en plus qui font la différence. En plus, comme Loulou tient debout, on ne lui a pas infligé le supplice de la toise allongé (« ça va, madame, vous lui collez bien le haut du crâne vers le haut…bon, je vais pouvoir l’écarteler lui tirer la jambe vers le bas »), mais on l’a mesuré debout. En plus, super pro, comme il toussait, l’assistante lui a aussi mesuré la saturation en oxygène.

 

Nous sommes entrés sans plus attendre dans la salle de consultation de la pédiatre, qui m’a fait asseoir avec mon bébé sur les genoux, face à moi. Tout l’examen s’est fait comme ça, Loulou était collé à moi, on ne l’a pas déshabillé (En France, quelque soit le pédiatre à qui j’ai eu affaire –et j’en ai vus !-, mes enfants étaient entièrement déshabillés pour l’examen) et on ne l’a pas forcé à rester allongé sur une table d’examen, avec seulement le droit de me tenir la main…

 

Et comme Loulou a été très courageux (bon, en vrai, il a hurlé tout le temps, même avec toutes les précautions prises…) il a eu le droit de piocher un petit cadeau dans une boite remplie de petits jouets. Il a même pu prendre deux petites voitures…donc des larmes séchées deux fois plus vite !

 

Et pour ce qui est de la prescription, j’ai eu une ordonnance pour des antibios (rarissime en Allemagne !)…mais avant de commencer les antibios, elle m’a dit de lui donner un traitement homéopathique pendant 24 heures, avec en général de bonnes chances de guérison sans avoir nécessairement recours aux antibios… et contre la douleur, de l’ibuprofène (j’ai même eu le choix dans le parfum du sirop ! Fraise ou orange Loulou ? Allez, fraise !).

 

Bref, j’ai trouvé la prise en charge très pointue, très professionnelle (on m’a demandé d’indiquer des renseignements sur un formulaire et il y avait des questions auxquelles j’étais incapable de répondre, genre le PH du cordon à la naissance ???!) et également très organisée (pesée et mesures effectuées par une assistante avant la consult’)…mais surtout très humaine, parce que nos petits bouts ne sont pas des patients comme les autres !

J’ai toujours été satisfaite de mes pédiatres en France, mais leurs pratiques sont bien éloignées de ce que j’ai vu ici en Allemagne et qui relève d’une toute autre approche de l’enfant, dont on prend bien plus en compte les besoins et les spécificités.   

 

Edit : Bon, ces quelques lignes un jour après avoir rédigé l’article. Nous avons dû passer quasiment immédiatement aux antibios parce que l’homéo n’avait pas suffi .. ;Loulou est grimpé à 40°3 hier et j’ai pas mal flippé…Du coup, j’en ai un peu voulu à la pédiatre d’avoir différé le traitement par antibios, mais sur le coup, j’étais quand même d’accord pour ne pas recourir immédiatement aux antibiotiques.

 

Allez, pour la route, et parce qu’il est question de prise de médicaments, un article hilarant de Caroline sur ce sujet !

 

Edit 2 : En France, quand on prend les antibios, c’est matin-midi-soir…ici, c’est toutes les 6 heures… Elle m’a expliqué qu’il vaut mieux donner des petites quantités que l’enfant aura moins de mal à ingurgiter, mais plus régulièrement, plutôt que de grosses quantités que l’enfant recrachera partiellement. Soit, j’entends cet argument (qui met encore une fois le bien-être de l’enfant au premier plan !), mais ça veut dire pour les parents dudit enfant qu’il faut prévoir un petit réveil à 5heures du matin de derrière les fagots. Chouette, comme au bon vieux temps des tétées nocturnes… (et je cache ma joie).

 

Edit 3: prochains billets interculturels que je prévois d'écrire: le jardin d'enfants allemand / le parc / la poussette / le vélo / le goûter... Voilà, plus qu'à trouver le temps de les écrire. Hum... à suivre !

 

Photo: S. Hofschlaeger  / pixelio.de

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 20:55

Depuis la naissance de ma Louloute il y a bientôt quatre ans, j’utilise du liniment oléocalcaire pour nettoyer la peau de mes enfants lors du change. En fait, je ne l’ai pas utilisé tout de suite après la naissance, mais quand elle a eu quatre mois et que j’ai eu la chance de faire une thalasso Maman/ Bébé lors de laquelle les massages bébé étaient faits non pas avec de l’huile de massage, mais avec du liniment. Depuis, le liniment a été définitivement adopté chez nous. Les avantages : un produit neutre (de l’eau de chaux et de l’huile d’olive, c’est tout) , sans parfum, sans colorant, sans ajouts quelconque ou conservateur, du coup, le nettoyage se fait tout en douceur. En plus, le liniment recouvre la peau d’un film lipidique protecteur et les fesses de bébé sont bien protégées et quasiment jamais rouges…et si c’est le cas, le liniment apaise bien vite les peaux irritées (ça marche aussi sur des petites brûlures, bon à savoir) Sinon, le prix…ben oui, ça compte. Si on compare un flacon de liniment de base à un flacon de mustela, le calcul est vite fait.

 

Bambinou m’a offert deux types de liniment, que j’ai pu comparer.

 

A ma gauche : le liniment « Doux change » de Néobulle.


 

5532-liniment-doux-change-neobulle.jpg

 

A ma droite : le bioliniment protecteur Bio de Natessance.

 

natessence-bioliniment.jpg

Ce sont deux liniments « améliorés », c'est-à-dire qu’il y a d’autres ingrédients que l’eau de chaux et l’huile d’olive qui entrent dans la composition.

 

La composition :

- Néobulle : 100% naturel. L'huile d'olive et le beurre de karité protègent et hydratent l'épiderme de bébé. L'eau de chaux réduit les irritations dues aux urines et aux selles. L'aloé vera (cicatrisant et hydratant) et enfin, le pamplemousse et la lande aspic conservent naturellement la lotion et réduisent les risques de « fesses rouges ».

- Natessance : l'huile d'olive, le miel et l'aloé véra. (100% naturel également)

 

Bio ?

- Les ingrédients du liniment « Doux change » de Néobulle sont issus de l’agriculture bio à 67% (donc tous les composants, sauf l’eau de chaux)

- Bio à 22%, label cosmébio, certifié par Ecocert.

 

Le prix :

- 10,90 € pour le liniment Néobulle (200 ml)

- 7,95 € pour bioliniment de Natesance (250 ml), donc le prix est nettement plus avantageux pour Natessance.

 

L’odeur

- Une odeur de lavande pas désagréable pour le liniment Néobulle. C’est vrai que parfois, le contenu de la couche est tellement explosif que ça ne fait pas de mal de donner un coup de fraîcheur par là…si vous voyez ce que je veux dire…

- Natessance : Aucune odeur. Rien, strictement rien…et par rapport au liniment oléo-calcaire « classique » (à l’huile d’olive, donc), c’est plutôt un avantage parce que savoir que les fesses de mon bébé ont la même odeur que mes tomates-mozarella de midi… Bof, quoi. Là au moins, pas d’odeur, donc pas d’odeur désagréable non plus.

 

L’aspect et la texture

- Le liniment « doux change » de Néobulle a le même aspect qu’un liniment classique. La texture, ni trop épaisse, ni trop liquide, est très économique car une très petite quantité suffit, et elle n’est pas absorbée directement par le coton.

- Le bioliniment est tout blanc, bien crémeux ; une petite pression sur le flacon pompe suffit.

 

L’aspect pratique :

- Le liniment « doux change » n’est disponible qu’en flacon simple et en 200 ml - Le bioliniment est disponible en deux formats, 250 ml et 400 ml et le 400 ml est un flacon pompe, super pratique sur la table à langer.

 

Made in France ?

Bien sûr ! et ce, pour les deux…

- Néobulle : dans la Loire

- Natessance : en Charentes.

 

Si on résume

Avantage Néobulle dans la part des ingrédients issus de l’agriculture bio, dans l’agréable odeur de lavande ainsi que dans la composition riche et variée. Un produit de grande qualité, élaboré dans une distilerie.

Avantage Natessance pour le prix, le flacon pompe pratique et le côté neutre de la texture. Les deux étant très efficaces dans la protection contre les rougeurs et le soin des irritations…

 

Donc, 1 partout, la balle est au milieu…la guerre des liniments n'aura pas lieu, à chacune de voir où sont ses priorités...

 

Vous avez déjà testé des produits d’une de ces deux marques ?

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Published by C-cilou - dans Ecolo & Co
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 17:18

DSCN3027.JPG Ma fille est merveilleuse…ça, je le savais déjà depuis longtemps, mais en ce moment, je dois dire que sa merveilleuseté atteint des sommets. (Soupir de fierté) C’est simple, depuis que nous sommes arrivés à Berlin, elle est tout simplement parfaite. Si bien que je me demande plusieurs fois par jour quand ça va s’arrêter parce que ça me semble trop parfait pour durer.

 

Ma Louloute fait des trucs bizarres pour son âge. C’est une vraie petite fée du logis, elle aime ranger et c’est elle qui a défait toute seule sa valise (avec l’aide de sa Mamoune, ma maman, quand même) quand on est arrivés ici. Et, plus étrange encore, elle adore participer aux tâches ménagères et vendrait son Doudou pour avoir le droit de nous aider à faire la vaisselle, à essuyer la table, à passer la serpillière. Elle insiste et rayonne de bonheur quand nous l’autorisons enfin à passer le chiffon sur les meubles ou à approcher sa chaise de l’évier pour pouvoir plonger ses petites mains dans l’eau de vaisselle. Bon, c’est clair que ça nous fait perdre un temps fou et que ça donne parfois du travail supplémentaire (genre esponger le sol une fois qu’elle a fini la vaisselle), mais nous ne souhaitons pas décourager les bonnes volontés, alors nous prenons le temps de lui expliquer comment faire les bons gestes et lui donnons un coup de main si nécessaire. Après tout, c’est une bonne façon de la sensibiliser au travail qu’il y a à faire dans une maison pour que, plus tard, elle accepte de le faire seule (et de bonne grâce, si possible !), et en plus, cela l’aide sur le chemin vers l’autonomie. Et qui dit « autonomie de l’enfant » dit aussi « maman plus zen ».

 

En plus d’être ma femme de ménage préférée, ma Louloute fait de plus en plus de choses seule et sans que j’aie à la prier 20 fois avant qu’elle ne s’exécute, et ça, c’est nouveau aussi. Elle s’habille seule le matin, bon toujours en robe, mais après tout, il fait beau et je ne vois pas de raisons de lui refuser ce plaisir. C’est comme ça qu’elle se sent bien. Tout l’été, elle n’a voulu porter que des chemises de nuit (enfin, je dis « des chemises de nuit », mais ça devrait être « une chemise de nuit », puisqu’elle ne daignait dormir que dans sa chemise de nuit en liberty rose Petit bateau…vous avez dit « fashion victim » ?) et je redoutais le moment où nous allions passer au pyjama parce que les nuits seraient devenues trop fraîches… que neni ! Un matin, elle s’est réveillée et avait les jambes toutes froides, je lui ai dit que nous allions passer au pyjama et elle a accepté…sans rechigner. Voilà, je m’étais fait une montagne de ce moment et finalement, je l’avais sous-estimée, ma grande fille si raisonnable.

 

Elle s’occupe aussi merveilleusement bien de son petit frère, qu’elle aime tendrement. Elle pense toujours à emporter une couche pour lui quand nous partons en promenade, elle lui verse toute seule de l’eau dans son biberon (sans renverser la grande et lourde bouteille). Elle se débrouille bien, vraiment comme une « grande ».

 

Quand je lui demande quelque chose, quand je lui dis « allez, c’est fini le parc, on rentre », ou « maintenant, c’est l’heure de la sieste », ou encore « allez, on arrête le DVD maintenant »….point de râleries, point de cris, mais des gentils « d’accord Maman »…dont je suis la première étonnée, moi qui m’apprête à chaque fois à sortir la grande artillerie : menaces, chantages à deux balles, ruses de maman. Plus besoin de tout ça, ma Louloute est une vraie petite fille modèle.

 

Jusqu’à présent, on ne peut pas dire qu’elle ait particulièrement eu le goût de l’effort. Disons-le même franchement, elle était un peu feignante. Pas envie de marcher, pas envie de faire ce jeu de société où il faut réfléchir un peu, pas envie de raconter cette histoire trop compliquée, pas envie de pédaler sur le vélo. Eh bien maintenant, elle est métamorphosée…je suis obligée de courir derrière elle quand elle fait de vélo plus vite qu’un bolide, elle marche et en oublie même de prier son père de la porter sur ses épaules, elle fait un peu tous les jours des « devoirs », toute seule sur son petit bureau, elle découpe des lettres, dessine des choses, colorie sans dépasser et sans se faire prier.

 

Et surtout, elle s’adapte incroyablement bien à son nouvel environnement, pourtant bien étrange et étranger pour elle à bien des égards ! Au bout de quinze jours, la voilà qui connaît déjà une dizaine de mots allemands et qui nous entonne sa première chanson en allemand à table, comme ça, au beau milieu d’un repas ! Elle dort bien, longtemps, fait la sieste, mange comme quatre, goûte à tout… elle est souriante, jolie comme une fleur, elle a grandi, toute en jambes… j’arrête, parce que je vais faire des envieux !

 

Qu’elle est belle, ma fille, à l’intérieur comme à l’extérieur… Je vois bien, chers lecteurs, que vous cherchez la faille, que vous attendez la chute, le moment où je vais écrire…MAIS… et vous raconter la pire horreur qu’elle nous a faite et qui vient relativiser ce portrait hagiographique. MAIS… point de tout ça, de restriction, il n’y en a pas, elle est merveilleuse, et puis voilà (en rimes, maintenant !)

 

Alors, de temps en temps, toute dégoulinante de fierté pour ma fille, je me surprend à penser que si elle est comme ça…c’est que tout ce que nous avons fait en amont porte ses fruits, que tous les jalons posés l’aident à grandir et à s’épanouir… et que c’est un peu grâce à nous qu’elle est comme ça… Et puis je me dis que non, que c’est son mérite à elle, d’être une si jolie petite fille modèle.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:41

52063_R_B_by_momosu_pixelio.de.jpgEn ce moment, je savoure pleinement ma vie berlinoise. Tout est source d’émerveillement, d’étonnement, de (re)découverte. Je suis sur mon petit nuage. (Bon mis à part le fait que je suis sur le point de trucider la prochaine personne de ma caisse d’assurance maladie que j’aurai au téléphone. Ou pas. Vu qu’ils sont justement injoignables et qu’en gros, j’ai peur de ne pas être assurée à l’heure où je vous écris. Gloups). (Retour sur le nuage.)

 

Vous avez peut-être entendu  parler de l’invitation lancée par Florence Servan-Schreiber à chacun de nous et qui consiste à se fixer « 3 kifs par jour », c’set à dire à se remémorer sa journée en se demandant quelles choses ont été particulièrement belles, réussies, agréables, émouvantes…et d’éprouver de la gratitude. C’est une invitation à voir les choses autrement, à considérer son quotidien et son avenir avec optimisme, à penser de manière positive. Cela fait quelques semaines que j’essaie de me rappeler de ma journée sous l’angle de ces « 3 kifs par jour », et c’est marrant, même pour les journées les plus pourries, je trouve toujours trois petites choses qui valaient la peine d’être vécues. Alors je me suis dit que ça pouvait être intéréssant de les partager avec vous de temps en temps et d’apprendre aussi quels ont été les vôtres aujourd’hui.

 

On y va pour ma journée du vendredi 30 septembre ?

 

1. Continuer à mettre mes lunettes de soleil alors qu’on est le dernier jour de septembre.

2. L’émerveillement de ma fille quand on est passées sous une pluie de feuilles mortes baignée de lumière.

3. Trouver enfin la tenue de pluie complète demandée par la Kita (salopette de pluie, imperméable, bottes), et ce dans une jolie couleur que ma fashion victime de fille ne reniera pas. C’est bête à dire, mais j’étais vraiment très contente de moi sur ce coup là quand je suis sortie de chez C&A parce que ça fait au moins 10 jours que je cherche ces f***** salopettes de pluie.

4. (Oui, il y en a 4 aujourd’hui, parce que c’était une journée particulièrement réussie !) M’apercevoir en rentrant à la maison que j’ai eu le tout à -25% de réduction parce que justement, chez C&A, ils faisaient une semaine à -25% sur tout le magasin. Youhou ! Le beurre et l’argent du beurre.

 

De quoi me faire oublier la MGEN.

Et le fait que la souris que j’ai achetée refuse de se connecter à mon nouvel ordi.

Et le fait qu’un courrier que les impôts nous ont envoyé est perdu quelque part entre la France et l’Allemagne.

 

Mais non mais non, je vais me coucher en gardant à l’esprit mes 3, pardon mes 4 kifs de la journée.

 

Et quels ont été les vôtres aujourd’hui ?

 

photo: momosu, pixelio.de

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:18

 

Maintenant...(puisque vous attendez tous avec impatience que je vous raconte comment ça s'est passé!), la rubrique Louloute à l'école allemande, ou plutôt au jardin d'enfants (« Kita »), puisque l'école ne commence qu'à 6 ans en Allemagne. Eh bien je ne peux pas encore vous raconter grand chose puisque, à la différence d'une école où les enfants sont mis dans le bain dès les premières heures, nous avons eu droit à une phase d'adaptation qui s'étend sur deux semaines, comme en crèche, donc. Alors ça fait trois jours que je l'accompagne tous les jours à la Kita, que l'on y reste 2 heures et que l'on repart. J'ai eu le malheur d'arriver une fois 10 minutes en avance (pendant que les enfants prenaient le petit-déjeuner sur place, c'est courant, là-bas) et j'ai bien vu que cela ne plaisait pas trop à l'éducatrice, puisque je grillais une étape ! Mais au bout de 4 jours à ce rythme, tatatin...première séparation...de 15 minutes, mais quand même ! Bon, je suis taquine là, mais ce n'est pas plus mal qu'on prenne le temps de l'adapter parce que les premiers mots de ma Louloute en descendant de l'avion ont été « je ne veux pas aller à la Kita »...donc ça promettait. Cela dit, elle est gardée en collectivité depuis qu'elle a deux mois et elle a connu deux crèches, deux nounous et une école maternelle, donc ce n'est pas tant la séparation qui pose problème que l'adaptation à un environement linguistique et culturel totalement étranger pour elle... J'espère que ça se passera bien. Tout le monde m'assène « mais tu verras, les enfants apprennent vite, en six mois ils arrivent déjà à parler, etc. », mais je me dis quand même que les premières semaines vont être difficiles. Enfin bon, je constate déjà des attitudes très positives de sa part: elle répète volontiers certains mots et je la vois essayer de reproduire certaines phrases de l'éducatrice (ce ne sont pas des institutrices, mais des éducatrices, comme en crèche), en lisant sur ses lèvres. Et parfois, je la surprends en train de jouer et de parler dans un charabia qui de loin, ressemble à de l'allemand. On verra...Je suis à la fois confiante en ses capacités et inquiète pour elle. Comme d'habitude, je ne suis pas à une contradiction près...

 

Bon, je crois que j'ai fait le tour....

Enfin, pour le moment parce que quelque chose me dit que cette année va être riche en expériences et en évènements...

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 08:06

 Notre rue a la bonne idée d'être une rue perpendiculaire à celle de mon école de danse ! Je ne savais pas du tout, puisqu'on avait choisi cet appartement pour le côté pratique du meublé, mais pas pour sa situation et j'ai découvert par hasard que c'était à dix minutes à pied de la danse.

 

D'ailleurs, ma Louloute et moi avons repris le chemin de la danse. Son cours est le lundi et le mien le mercredi. Elle s'y plaît beaucoup, même si elle ne comprend rien aux instructions de la prof ! En fait, elle, du moment qu'elle a un miroir pour s'admirer et de l'espace pour faire ses petits pas de danse, elle est heureuse ! Et puis elle regarde ce que font les autres et finit toujours par piger le truc. En tous cas je suis très fière d'elle, quand je la regarde danser, comme une petite souris, par la fenêtre. Quant à moi, mon premier cours a été très éprouvant...cinq ans sans faire de danse...je l'ai senti ! J'ai eu l'impression de retrouver chaque muscle de mes jambes et de mon dos...et je suis perclue de courbatures, encore deux jours après !

 

Nous organisons notre nouvelle vie de famille à Berlin, tout heureux de rédécouvrir les différences culturelles, les curiosités, les spécialités culinaires (mmmh, les galettes de pomme de terre accompagnées de compote de pommes !)... Berlin est une ville très « kinderfreundlich », c'est à dire littéralement « amie des enfants »: il y a des restaus avec un coin jeux pour les enfants, des cafés pour enfants, des brunchs familiaux, des cours de gym avec poussette dans les parcs, des groupes de discussions parents-enfants, des théâtres pour enfants...Et des aires de jeux...

 

Il y en a quasiment à chaque coin de rue, et elles mériteraient presque un article de blog à part entière tellement s'y concentrent les différences entre nos deux cultures... Déjà, au sol, il n'y a pas un revêtement censé amortir les chutes, comme chez nous, mais du sable. En fait, les parcs et aires de jeux sont d'immenses bacs à sable. Les enfants adorent, surtout parce qu'ils peuvent jouer avec la pompe à eau qui trône au milieu du sable et qui sert justement à faire de la patouille, de la gadoue, des pâtés de sable, des rivières...Bref, tout ce qui salit les enfants et les enrhume (l'eau est froide, cela va sans dire) et qui réjouit moins la maman soucieuse de son apparence que je suis, qui en a marre de vider les kilos de sable qui se sont accumulés dans ses chaussures (et celles des enfants...) en rentrant à la maison le soir... et qui voudrait continuer à mettre de jolies chaussures, pourquoi pas à talons, mais qui doit se résoudre à s'acheter des chaussures pratiques...pour patauger dans la gadoue et le sable. Bref, j'aime tellement le sable que j'en retrouve même dans mes cheveux le soir. Berk. (Je me félicite au passage d'avoir pensé à emporter du fluvermal, vu que le sable doit être un véritable nid à vers et que mon Loulou a son pouce dans la bouche quasiment en permanence, y compris quand il est plein de sable...mmhhh!)

 

J'ai également troqué mon sac à main contre un sac à dos. Certes moins seyant, mais beaucoup plus pratique pour trimballer les affaires de parc (seaux, pelles etc.), passer acheter deux trois trucs au supermarché sur le chemin du retour et porter plus facilement les loulous et la poussette, en descendant du bus.

 

J'ai également troqué ma 206 break pour une carriole en bois, dans laquelle je transporte mes enfants quand il faut marcher plus de 15 minutes (C'est déjà bien quand ma Louloute marche 10 minutes, alors 15, faut pas pousser maman dans le sable mémé dans les orties). Je l'ai achetée sur E-Bay pour pas cher du tout. Bon, faudra encore gonfler les pneus parce que la première sortie a été épique...avec les pneux à plat, j'ai eu l'impression de tirer un traîneau dans le sable (encore lui !) pendant 15 minutes et d'être une sorte de cheval de trait...

 

La suite, bientôt !

 

 

(1ère partie de mes aventures berlinoises: Berlin-News (1)

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Maman de deux Loulous (4 ans et 20 mois), prof en congé parental, mariée à Monsieur C-cilou.

Je blogue pour répondre à une irrésistible envie de de décrire le quotidien, pour lui donner plus de saveur, le rendre plus rigolo et doux, comme un ourson haribo...et éviter que ma mémoire ne se vide à la vitesse d'un paquet de bonbons ! Je blogue pour prendre du temps pour moi, pour me poser, réfléchir, comprendre, partager.

Depuis Septembre 2011, nous vivons à Berlin (oui, oui, en Allemagne).

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