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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 10:01

 

(Suite de cet article)

DSC07076.JPGQuand je me promène à Varsovie, j'ai un petit peu l'impression d'être en Allemagne.

 

Ici, les gens sont extrêmement polis et serviables. J'ai à peine franchi la porte du bus qu'au moins une personne se lève pour me laisser la place, avec mon Loulou dans le porte bébé dorsal et ma petite puce de 4 ans. On m'aide à composter mon billet pou ne pas que j'aie à me lever, on m'aide spontanément à mettre l'appui-tête du porte bébé quand Loulou s'est endormi. Les gens sont vraiment charmants. C'est ce que j'aime aussi chez les Allemands, qui sont moins individualistes que les Français.

 

Ici, les gens ont le sens de l'hospitalité. Les Polonais que je connais ont, comme les Allemands, le cœur sur la main. Toujours prêts à dépanner, à rendre service, à vous inviter, à vous gâter.

 

Quand je me promène à Varsovie et que je vois des enfants (ce qui n'arrive que le week-end, cf. la première partie de ce billet!), j'ai un peu l'impression de voir des enfants allemands. Ils ont, eux aussi, des petits bonnets de coton, même quand il fait soleil et qu'il y a peu de vent (mes enfants sont parfois les seuls à ne pas en porter. Vous en mettez, vous, les mamans françaises, des bonnets à vos enfants une fois le soleil revenu?). Il sont, eux aussi, juchés sur leurs draisiennes (Laufräder en allemand), à proximité de leurs parents, à vélo également.

 

Quand je me promène à Varsovie, je vois des gens avec des cornets de glace partout et des queues devant les glaciers. Cela me rappelle l'Allemagne, où les gens ont une passion avérée pour la glace et peuvent en manger à n'importe quel moment de la journée, et même quand la météo n'y invite pas. En France, on mange une glace quand il fait chaud, mais la sortie "pour aller prendre une glace entre amis ou en famille" n'est pas quelque chose d'aussi répandu. Bon, par contre, j'ai vu une différence ici en Pologne, par rapport en Allemagne... c'est la glace au parfum "whisky", ça ne s'invente pas. Aaah, nos amis polonais et leur goût pour les alcools forts... Ce n'est pas un préjugé, c'est une réalité. A titre d'exemple: nous avons assisté à un super mariage en Pologne il y a quelques années, où tout le repas se faisait, non pas accompagné de vin ou de champagne, mais de vodka !

 

Quand je me promène à Varsovie, j'ai l'impression d'être à Berlin...je cherche désespérément le moindre bourgeon, le moindre perce-neige ou crocus, le moindre forsythia en fleurs, et je soupire d'envie en regardant la météo dans l'Ouest de la France.

Il vient quand le printemps, ici ! C'est long !

 

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si, si, il y a bien quelques bourgeons. Mais faut les chercher.

 

Voilà, c'est aussi pour ça que j'aime la Pologne, pour le fait que les caractéristiques culturelles que j’apprécie dans mes deux cultures de référence, en France et en Allemagne, sont présentes...et aussi que je ne connais pas encore suffisamment bien la culture polonaise pour en repérer les traits négatifs !

 

Mais la Pologne a aussi une culture bien à elle et je vous parlerai bientôt des spécialités culinaires...

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 13:38

 

Quand je me promène à Varsovie, j'ai un petit peu l'impression d'être en France...


Ici, comme à Paris, les automobilistes roulent vite, les gens marchent à vive allure, les bus se succèdent à un rythme infernal. Il y a des grands panneaux publicitaires, du bruit, de l'agitation. Il y a des buildings, des sirènes, des trams qui sonnent. Un ami polonais m'a dit qu'ici, on avait coutume de dire que tout le monde était en mouvement, marchait et bougeait sans arrêt et que les seuls à rester statiques... ce sont ceux qui distribuent des flyers...! Rien à voir avec mon bon vieux Berlin où tout est plus lent, où les gens prennent le temps.

 

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Ici, les femmes sont très élégantes, quels que soient leur âge et leur milieu social. Elle sont bien habillées, simplement, sans effets de mode particuliers, mais avec bon goût et classe. Elles sont toujours soignées, maquillées. Même les vieilles dames savent se mettre en valeur: boucles d'oreilles chic, un joli bonnet, un rouge à lèvre pour rehausser le teint. Elles savent visiblement y faire. Je ne trouve pas l'équivalent chez les Allemandes, même chez les plus jeunes, puisqu'elles sont souvent adeptes d'un style très "hétéroclite" où il est difficile de voir si le fait d'essayer de s'habiller comme une clocharde tient plus de la provocation que de la volonté de suivre au plus près les dernières tendances, en dépit du bon sens (et surtout du sens esthétique...).


Ici, j'ai l'impression d'être en France parce qu'on me regarde toujours bizarrement, avec curiosité, quand on me voit avec mon Loulou dans le porte bébé, sur le dos. J'entends les commentaires "oh, mais ça a l'air confortable" ou "il est mignon le petit, tout contre sa maman". (oui, ça je comprends encore, même si je n'ai rien fait pendant un mois pour améliorer mon polonais...passons.). En Allemagne, je passe complètement aperçue avec mon Ergo Baby qui fait de toute façon partie de la panoplie des mamans berlinoises. D'ailleurs, je me demande, ici, à Varsovie, où sont passés les enfants, en emaine tout du moins. Je suis la seule dans le bus avec un enfant en bas âge, je ne vois aucune poussette, aucune de mes coreligionnaires. A Berlin, par contre, les mères sont omniprésentes. Bon déjà, elles s'arrêtent de travailler quelques temps pour s'occuper de leur bébé et surtout, elles sortent. Qu'il vente ou qu'il neige, il faut aller humer le "frische Luft". Bon, ici, cela tient peut-être au fait que nous habitons dans l'hypercentre de Varsovie et que les familles ne sont peut-être pas nombreuses dans ce coin là, coût des loyers oblige.


Ici, quand on va au square, j'ai l'impression de retrouver les aires de jeux françaises... Des petits toboggans colorés en panneaux de particules et surtout pas de sable au sol (donc pas de sable dans les chaussures de maman) (des enfants non plus, mais ça, ça les gène visiblement moins) mais un bon vieux bac à sable dans un coin du parc. En Allemagne, les structures de jeux sont immenses, très hautes, en bois brut, faites sur mesure et uniques en leur genre. Dans mon quartier berlinois, il n'y a aucune structure de jeu qui ressemble à une autre. Un jour je vous ferai un petit article sur les Spielplätze allemands. Quand la grandiose saison de la pompe à eau sera de nouveau ouverte et que mes Loulous pataugeront allègrement dans la "Matsche Pampe" (pitié...!)


Ici, je retrouve plein de marques françaises, la France étant le deuxième partenaire économique de la Pologne. Je vais faire mes courses chez Carrefour, il y a une fnac près de chez moi (ici, ça s'appelle traffic, mais le logo est le même), et les cabines téléphoniques (il y en a encore) portent le logo de france telecom, puisque le principal opérateur de téléphonie polonais est détenu par le groupe français orange.

 

Ici, dans les rues, je vois des mots français qui reflètent l'attachement particulier des Polonais à la France. "Brocante", "Boutique"...orthographiés à la française, mais aussi beaucoup de mots français que les polonais aiment mettre à leur sauce (comme il le font avec les mots anglais, ce que je trouve charmant). Comme ici ces fleurs qui se prononcent aussi "jonquilles"...mais s'écrivent de manière très...suprenante ! Idem pour la "majonez" ou le "abażur" (abat-jour!).

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Mais quand je me promène à Varsovie, j'ai aussi l'impression d'être en Allemagne...

 

Pourquoi? Rendez-vous demain pour le savoir ! (la suite ici)

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:51

 

268865_web_R_K_by_Tanja_pixelio.de.jpgJe suis plutôt du genre calme. En tous cas, avec mes enfants, j'essaie de ne pas m'énerver pour un rien, de ne pas perdre patience, de leur expliquer tranquillement, en répétant s'il le faut...bref, de ne pas m'emporter et surtout, de ne pas crier. Ce n'est pas toujours facile et il y a certains soirs plus ou moins faciles à gérer, pour peu qu'on soit soi-même un peu fatiguée.

 

Et surtout, il y a ces petites phrases de mes Loulous, que je qualifie de phrases "à haut potentiel stressant" (ou phrases "HPS"), tellement elles ont le don de me mettre les nerfs en pelotte!

Quand je les entends, je dois prendre sur moi pour ne pas sortir de mes gonds. Self contrôle...

 

Par exemple, chez Louloute, 4 ans

- T'es plus ma maman variante T'es méchante.

En général, cette phrase est prononcée parce que je lui refuse quelque chose. Par exemple de jouer pour la 15ème fois à la princesse (cf. infra). En général, j'arrive à ne pas me laisser atteindre par cette provocation...

 

- Je ne sais pas quoi faire.

Grgrgrgrg scrogneugneu, celle-là, par contre, je déteste l'entendre parce que sa chambre est PLEINE de jouets et la voir tourner en rond sans savoir s'occuper seule, ça me rappelle... moi au même âge !

 

- On joue à Blanche-Neige?....(zen, respiration abdominale, on respire...fffff)

"Ma chérie, on joue à tout ce que tu veux, mais (par pitié) plus pas à Blanche-Neige. Ni à la belle au bois dormant. Ni à Cendrillon."

 

- C'est quand qu'il sera l'heure de regarder le DVD?

...dans 1h23 exactement, donc ça veut dire qu'il va être difficile de l'occuper jusque là puisque certains jours, son seul objectif est d'atteindre l'heure où elle pourra enfin regarder le DVD. (de Blanche-Neige, cela va sans dire). Il y a donc de fortes chances que la question soit répétée un grand nombre de fois. Pour mon plus grand bonheur.

 

- Je je veux pas de légumes. Je veux des pâtes.

"Euh, chérie, tu en as déjà eu hier et avant hier soir des pâtes, donc aujourd'hui c'est légumes, point barre. N'essaie même pas de négocier." (ben quoi, qu'est-ce qu'ils ont mes légumes, pourquoi il ne lui plaisent jamais?)

 

- Je n'veuuuux PAAAAAAS mettre de pantalon.... (en pleurant).

Ma Louloute déteste les pantalons. Parce que ce n'est pas joli (selon elle) et aussi parce que ça gène au niveau de la ceinture, de l'entrejambe, parce que ça descend tellement elle a la taille fine. Pendant 8 mois, nous l'avons laissée mettre des robes tous les jours (même par -20° cet hiver...ça ne l'a même pas fait céder. Bon elle enfilait quand même un pantalon de ski par dessus) et puis un jour, nous en avons eu assez de laisser ses jolis pantalons dans l'armoire, alors on a instauré le "pantalon: 1 jour sur 2". Entre temps, d'ailleurs, c'est  "survêtement: 1 jour sur 2". Rapport au fait que nous n'ayons toujours pas trouvé de pantalon qui convienne à sa taille fine! Du coup ça la gène moins, niveau confort. Mais cela ne lui plaît pas plus.

 

- C'est quand qu'il vient le bus? (x 5, une fois toutes les deux minutes en moyenne, sur un ton larmoyant)

Qu'est ce que j'en sais moi? ça ne m'arrange pas non plus de l'attendre dans le froid, mais je ne me plains pas, moi !

"Je ne sais pas ma chérie...Il y a peut-être des embouteillages qui ont retardé le bus..."

 

- Je ne trouve pas Doudou...

"Tu es sûre que tu l'as cherché?" (en général, elle a fait vaguement le tour de la pièce...)

Mais il y a des fois où cette question marque le début d'une loooongue quête où l'on retourne tout l'appartement pour finalement trouver doudou caché dans le panier à linge ou sous la couette...

 

- Il dit quoi, lui, là? En montrant une illustration dans un livre, sur une brique de candy'up, une boîte de céréales, n'importe quoi...elle veut toujours savoir ce que les gens peuvent bien vouloir dire. Quand elle était plus petit, elle précisait même: "Il dit quoi, lui avec sa bouche...?"

Certes, c'est un signe de saine curiosité, mais c'est parfois fatiguant de devoir inventer sans arrêt des phrases spirituelles ou des dialogues intelligents. Genre: "oh ben, le Monsieur, sur la boîte de camembert, "Les bons Mayennais" il dit "mmmh, il est bon mon camembert, il est fait avec le bon lait de mes vaches."  Des fois, je tente un "Euh..., il dit rien". Et elle me demande "Ben alors, pourquoi il a la bouche ouverte?"

 

Et là, ça me laisse...bouche bée.



La suite bientôt avec les phrases à HPS...de Loulou. Ben oui, il parle maintenant !

 

photo:

© tanja, pixelio.de



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Published by C-cilou - dans Ma vie de maman
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:13

253067_web_R_K_B_by_RainerSturm_pixelio.de.jpgA-t-on envie de célébrer un mariage, de faire la fête, d'être joyeux, quand on vient de perdre un être cher?

 

C'est la question qui a hanté mon mari pendant les mois qui ont suivi la mort de son père. Il nous arrivait régulièrement de parler d'un éventuel mariage, mais à chaque fois, il disait qu'il en avait perdu l'envie, depuis que son père nous avait quitté, en 2009.

Et puis finalement, l'idée de se marier a fait son chemin et le fait que nous ayons opté pour un mariage dans l'intimité, autour de nos seules familles proches, a permis en juste équilibre entre le deuil encore présent et la joie de se marier.

Quand nous l'avons annoncé, notamment à sa maman,  nous avons beaucoup pleuré, de tristesse, parce qu'il ne serait pas là pour nous voir en ce grand jour mais aussi de joie, parce qu'il aurait été si content pour nous.

 

Le grand jour est arrivé...et le marié a dû se débrouiller pour faire son noeud de cravate tout seul.

Il y a eu de nombreux moments très émouvants, notamment quand A., mon beau-frère, a passé un film réalisé à partir des photos de leur enfance, ou quand j'ai moi-même fait mon discours, dans lequel il y avait un passage lui étant consacré. 

 

" J'ai une pensée pour Jean-Luc, qui aujourd'hui, plus que jamais, est terriblement absent...mais à la fois très présent. Présent dans le regard d'E., dans le coeur de J., présent à ce bon repas qu'il aurait apprécié, présent dans cette ville de Berlin où il aimait nous rendre visite."

 

J'ai eu du mal à continuer mon texte. Heureusement que mon frère (et témoin) me faisait signe "enchaîne, enchaîne"...ça m'a aidé à retrouver un peu le fil...

 

Mais finalement, nous nous sommes vraiment bien amusés, nous n'étions pas mélancoliques, il y avait vraiment de la joie, sincère et partagée et du bonheur à distribuer entre tous, notamment avec ceux qui pensaient à l'être cher, trop tôt disparu, ou aux trois grand-parents qui nous manquaient et qui auraient aimé partager cela avec nous.

 

Voilà, c'est un "mardi mariage" un peu mélancolique, c'est vrai, mais dans deux jours, le 22 mars, cela fera 3 ans qu'il nous a quittés, alors aujourd'hui, comme tant d'autres jours, j'ai une pensée pour lui, particulièrement émue.

 

photo: ©rainer sturm, pixelio.de

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Published by C-cilou - dans Mariage
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 13:20

 

Nous sommes déjà à la moitié de notre séjour... et je n'ai encore quasiment rien vu de la ville. A part ce qui se trouve sur le chemin entre chez moi et le supermarché ou l'école de Louloute. Ben oui, je n'ai guère que quelques heures le matin pour faire les courses avec Loulou dans le porté bébé, ensuite il fait 3 heures de sieste (je sais, j'ai de la chance, mais ça, c'est parce que j'en ai bavé pendant un an avec son sommeil pourri, considérons cela comme une juste récompense pour mes mérites!) et ensuite on court rechercher sa sœur dont l'école se trouve à une demi-heure de bus. Et une fois que Louloute est rentrée, pas moyen de ressortir, elle a besoin de cocooner, de se poser à la maison tranquille avec son goûter, de jouer à la princesse (pitié...!). Mais en tous cas, ce séjour est très reposant pour moi. L'appartement est plus petit que le nôtre, le ménage y est vite fait, il y a un lave-vaisselle (ah, je l'avais déjà dit?)...Bref, c'est un rythme très cool. J'en profite pour bloguer un peu plus et pour lire.



Et puis j'ai pu faire encore moins de choses car Loulou a été sacrément malade. Il était complètement aphone, incapable de parler autrement qu'en chuchotant, incapable de s'exprimer par des pleurs, par des rires. Tout était bloqué. (Quand je pense qu'il a peut-être "pleuré" la nuit - enfin essayé de pleurer!- et que je n'ai rien entendu...). Je l'ai emmené chez le médecin (non, non, ne croyez pas que j'ai su me débrouiller toute seule en polonais avec les termes médicaux...non, j'ai consulté un médecin francophone!) (du coup, je ne peux pas trop vous parler des différences culturelles en matière d'exercice de la médecine, parce que le médecin que j'ai vu a fait ses études en France) (par contre la pharmacie en baragouinant mes rudiments de polonais, j'ai testé !)... je disais donc, que je l'ai emmené chez le médecin qui a diagnostiqué:

- une double otite

- une laryngite

- une épiglottite (entre-temps, j'ai googlisé ce terme...et j'ai lu des trucs horribles sur cette maladie a priori hyper grave, si bien que je me suis demandé s'il avait vraiment cela...et pourtant j'ai entendu le doc me dire ce terme, même si ce n'est pas écrit sur le carnet de santé).



Donc anibios et corticoïdes... par inhalation, avec un baby-haller ! Jamais utilisé ce truc avant, autant vous dire que c'est folklo. On a rebaptisé l'objet de torture "la trompette", mais Loulou ne trouve pas ça rigolo du tout !

Ajoutons à cela qu'il a une flambée de molluscums du feu de Dieu. Ce qui ne veut pas dire que le traitement homéo ne marche pas...au contraire, puisque quasiment tous ses molluscums (150 à l'heure actuelle!) sont inflammés, donc en voie de disparition. Il en a beaucoup sur le visage, ce qui serait assez bénin s'il n'avait pas en plus développé une sorte d'eczéma sur les joues et les oreilles... et si une vilaine cicatrice ne persistait pas depuis 1 mois sur sa joue. (Ne me demandez pas ce qui est arrivé... une vilaine maman l'a griffé avec son ongle. Sans faire exprès en plus. Elle était hyper chargée et portait Loulou, qu'elle a essayé de passer de l'autre côté de sa hanche sans lâcher son paquet dans l'autre main. Bref... Mais officiellement, on dira que c'est le chat qui l'a griffé, hein, ça reste entre nous) (oui je sais, j'ai pas de chat...).

Donc mon petit Loulou est bien mal en point, heureusement qu'on ne connaît personne ici sinon tout le monde me demanderait ce qu'il a. La rubéole? La scarlatine? La lèpre?



Mais en fait, il va très bien. Il est vraiment en pleine forme, il monte les escaliers tout seul (sans s'appuyer sur le rampe, ni tenir notre main: tout seul!), il dit plein de mots (enfin surtout la dernière syllabe de ces mots!), il est toujours aussi facile et tendre, sans être collant.



Et ma Louloute alors?

Aaaaah, ma Louloute ! Comme je suis fière d'elle ! Elle s'est une fois de plus adaptée sans difficultés à un environnement nouveau. Pour mémoire: elle va à l'école française de Varsovie. On l'a emmenée, un lundi matin: "Voilà, ça c'est ta nouvelle classe, ta nouvelle maîtresse, bonne journée, on vient de chercher ce soir". AUCUN problème. Pas une seule larme, pas un seul souci d'adaptation, pas un seul matin où elle traîne les pieds pour y aller. Je crois qu'elle s'y sent vraiment bien parce que ça lui rappelle son école en France et parce qu'elle y parle sa langue maternelle. C'est à la fois un endroit inconnu et un endroit connu. Nouveau et familier. Le premier jour, elle nous a dit "mais maman, ils parlent comme à XXX ici !" (XXX étant la "ville" où nous habitons en France). Elle s'est fait rapidement des copines et nous a dit: "C'est super ici, ils sont tous gentils". Bon, je crois que le système du Kindergarten allemand a quand même un peu déteint sur elle. La maîtresse m'a dit qu'elle avait du mal à ne pas parler à tort et à travers, à attendre que la maîtresse ait finit d'expliquer avant d'intervenir, à laisser parler ses petits camarades, à lever le doigt pour prendre la parole... Et c'est vrai que dans son jardin d'enfants à Berlin, comme dans tous les jardins d'enfants, il n'y a presque pas de contraintes de silence, pas (ou peu) d'activités encadrées nécessitant de respecter la parole des autres...Tout s'organise autour du jeu, les activités sont libres. C'est un peu comme une crèche pour les grands en fait, alors que là, dans cette école française, on est clairement dans un système scolaire.. (Je vous reparlerai un jour de jardin d'enfants allemand).De même, je viens la chercher à la garderie vers 15h30 (l'école finissant à 14h30, elle va quand même à la garderie car avec le temps de transport, je serais obligée de réveiller Loulou au beau milieu de sa sieste) et elle voudrait que je reste un peu avec elle à la garderie, dans la salle, à jouer avec les jeux sur place...comme je le fais au jardin d'enfants (parental) à Berlin, où tout est beaucoup plus libre et où les parents peuvent rester autant qu'ils veulent. Et quand on sort de la garderie, il lui prend soudain l'envie de me montrer quelque chose dans sa classe, alors elle déboule dans la salle de classe vide, sans maîtresse...alors que cela ne se fait pas en France ! (pourquoi d'ailleurs?)



J'essaie quand même d'avoir une vie sociale en dehors de mes Loulous, parce que sinon ça serait assez ennuyeux... En fait, le hasard fait que je retrouve ici à Varsovie, un de mes anciens "chefs", me premier chef à vrai dire, de mon tout premier stage à Bonn en...2001 (gloups...ça ne me rajeunit pas!) qui dirige l'Institut Goethe de Varsovie. Nous sommes allés boire un verre hier et avons évoqué le bon vieux temps. Je vais même peut-être faire la connaissance IRL d'une de mes lectrices...une Française expatriée à Varsovie, que je ne connais pas pour de vrai, mais qui m'a écrit un gentil mail et recommandé un café parents-enfants sympa que je compte visiter la semaine prochaine quand Loulou sera de nouveau sur pied.



Voilà, je crois que j'ai fait un petit tour d'horizon à mi-parcours suffisamment exhaustif. J'espère que je ne vous ai pas saoulés (vous êtes encore là, d'ailleurs? ouhou?), mais j'avais besoin d'écrire un billet détaillé pour bien fixer tous ces moments assez uniques dans notre vie... (Surtout la méga maladie de Loulou, j'espère qu'elle restera bien unique !).









 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 12:27

 

memory-3-104526_L.jpgOn a des joies simples quand on est maman. A fortiori en congé parental. On se fixe des petits défis, des challenges. Bref, on s'éclate.

Il fut un temps où je me faisais systématiquement battre par ma fille au Memory.

Mais ce temps est bel et bien révolu. Maintenant, je la bats à plate couture. Quoi, comment ça, je n'ai pas honte de ne pas la laisser gagner et de profiter de ma supériorité d'adulte? Ben non, je n'ai pas honte, au contraire, j'en suis FIERE parce que ma fille, au Memory, c'est une championne.



Revenons quelques semaines en arrière. Bien contente de ne plus devoir jouer à Blanche-Neige (et de faire à la fois la belle-mère, les 7 nains -oui, oui, les 7, d'un coup -, le chasseur, et le prince), j'étais ravie que ma fille accepte ma proposition de jouer au Memory. "Voilà: ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants. Fini...on joue au memory maintenant, Louloute?"

Et du coup, je me reposais un peu pendant le jeu, je n'étais pas vraiment attentive, pas très concentrée, je pensais à ma liste de course, au repas du soir, à la machine de linge qui finissait dans 15 minutes. Et parfois, souvent, tout le temps, je perdais. Et pas de peu... Il m'est même arrivé de n'avoir trouvé qu'une paire ! Bon, c'est vrai, je le reconnais, j'ai une mémoire de poisson rouge. Et quand elle était petite, je la laissais aussi un peu gagner. Alors la situation s'est installée.

Ajoutons à cela le fait que ma Louloute, soit, comme tous les enfants de son âge, particulièrement douée en matière de jeux de mémoire. Elle m'épate: elle retourne une carte et elle sait systématiquement, plusieurs minutes après, où elle se trouve dans l'étendue de cartes restantes.



J'ai alors lu un article (dans l'excellent magazine allemand NIDO ) qu'il n'était pas rare que les enfants soient plus fort que leurs parents à ce jeu. Cela s'explique notamment par le fait qu'ils ont cette capacité (que n'ont pas plus les adultes) de concentrer exclusivement leur attention sur une tâche, sur un objet. Quand ma fille joue au memory, elle est à fond dedans. (En ce sens, elle est un peu monotâche aussi, je me sens moins seule tout d'un coup!). D'autre part (attention, là ça devient scientifique, je ne réponds plus de rien), plus l'enfant est petit, plus le nombre de connexion entre les synapses est grand. En gros, plus il se remue les méninges et plus ça cogite. Ensuite, en grandissant, ils perdent cette capacité, non pas parce qu'ils deviennent plus bêtes, mais au contraire, parce qu'ils deviennent intelligents et que leur cerveau apprend à connecter non pas toutes les synapses (oh lala, je marche en terrain miné, corrigez moi svp si je raconte des inepties scientifiques) mais à utiliser efficacement seulement certaines connexions, en se servant uniquement des autoroutes et plus de tous les petits chemins de traverse.



Donc voilà, je suis (enfin j'étais !) moins forte qu'elle au memory parce que mes neurones prennent l'autoroute.  Voilà, c'est pas de ma faute.



Cela dit, on peut s'entraîner... Et c'est ce que j'ai fait (musique de Rocky, ON)



J'ai déjà essayé d'être 100% concentrée, complètement "aware". Cela m'a aidé à grappiller quelques paires, mais pas encore à gagner.

Ensuite, sur les conseils de l'article du NIDO (qui interrogeait le champion d'Allemagne de Memory) (himself. Ma nouvelle idole), je retourne d'abord les deux rangées de cartes devant moi. Je ne vais plus piocher au hasard dans la masse. C'est plus facile, ensuite, de se souvenir que le double était là quand un joueur retourne une carte connue dans le reste du jeu.

Puis, j'essaie de prononcer le nom des objets dans ma tête. Histoire de faire marcher un peu ma mémoire auditive, ça ne fait pas de mal.

Enfin, il faudrait théoriquement faire des rangées de cartes (mais ma fille s'y refuse, elle préfère la difficulté et tout mettre en vrac au milieu). Puis se représenter mentalement 4 grand carrés. Du coup, cela permet d'avoir bien plus de "bords" que si on visualise seulement un grand carré, vous me suivez ? Même si une carte semble être "au milieu", on peut toujours se dire intérieurement: elle était en bas du carré situé en haut à droite.



Et puis je lutte contre la triche...de ma fille...Je n'y prêtais pas attention, mais en mélangeant les cartes, hop, elle s'en retournait une ou deux par avance pour se les rappeler....héhé, on ne me la fait plus à moi, celle là, je suis une killeuse !



Et maintenant, donc, je gagne. Ma fille n'en prend pas ombrage, au contraire, elle en redemande, car elle veut aussi (re-) sortir victorieuse du jeu. Donc finalement, elle laisse tomber Blanche-Neige et ne veut plus que jouer au Memory avec sa mère.

Non, ça, c'est dans mes rêves.

Parce que là, elle m'attend, en costume de Blanche-Neige... (musique de Rocky, OFF)


Photo: source

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Published by C-cilou - dans Ma vie de maman
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:28

Jtn 1331582250299e me suis longtemps posé la question. Enfin pas si longtemps que ça vu qu'entre la décision de nous marie r et le jour J, il y a seulement eu 4 mois. Mais pendant ces 4 mois, j'ai longuement cogité pour savoir comment j'allais m'appeler. J'ai interrogé moult copines, j'ai réflechi au nom composé, dans quel sens, au nom de jeune fille, au nom de femme mariée... Mais je ne savais vraiment pas quoi faire.

 

Les deux noms, mon nom de jeune fille et le nom de mon (futur) mari me plaisaient. Mon nom de jeune fille, je l'aime bien, il n'est ni laid, ni beau, il n'est pas source de quolibets, ni le nom de Madame-tout-le-monde. Quant au nom de mon mari, il est un peu "dans le même style", même lettre à l'initiale, mêmes sonorités, plus court, mais bien aussi et avec une belle signification (c'est également un nom commun).

 

Une chose est sûre: je trouvais beaucoup plus facile de porter le même nom que mes enfants (qui portent le nom de leur père, comme la majorité des enfants français...ce qui n'est d'ailleurs pas le cas en Allemagne, j'en avais parlé ici), pour des raisons de commodité, notamment quand je prends l'avion seule avec eux, puisqu'il faut que je montre systématiquement le livret de famille (pratique, de voyager avec son livret de famille en permanence) pour prouver que je suis leur mère (les bouclettes ne suffisent pas). D'autre part, à l'école, chez le pédiatre etc., c'est tojours plus facile de dire "Je suis Madame X, la maman de Louloute." que "Je suis Madame Y, la maman de Louloute X."

 

Mais je n'arrivais pas à me faire à l'idée que j'allais changer de nom. Parce que mon nom, ça fait 34 ans que je le porte et il fait partie intégrante de mon identité. C'est MOI. Changer de nom, pour le coup, c'est comme...me teindre en brune. J'aurais du mal à me reconnaître.

 

Double nom? Mouais. Dans mon cas, ça aurait été un peu "lourd", pas vraiment long, mais avec une allitération pas très agréable à l'oreille (quand je vous disais que nos noms se ressemblaient un peu!). Et puis, dans l'avion, ça ne m'aurait pas aidé, parce que mes enfants ne portent justement pas les deux noms.

 

J'ai finalement choisi de couper la poire en deux, inspirée de deux amies qui ont fait ainsi. Je garde mon nom de jeune fille dans la sphère professionnelle et je prends le nom de mon mari et de mes enfants dans la sphère privée. Comme ça, je ne perds pas toute trace de mon nom de jeune fille (oui je sais, de toute façon on le garde à vie, mais si on ne se fait plus appeler comme ça, il disparaît plus ou moins quand même!) et je me facilite la vie avec les Loulous. Schizophrène? Un peu, sans doute.

 

Bon, je dois quand même reconnaître que j'ai encore du mal à m'adapter. Je n'ai fait encore aucune démarche pour signaler mon changement de nom, pas fait de demande de nouvelle carte d'identité. Il faut dire que j'avais d'autres choses à régler avant et que je ne vais pas tarder à le faire, mais c'est aussi parce que j'ai besoin d'un temps d'adaptation. J'ai toujours une hésitation au moment de me présenter et il m'arrive souvent, quand je ne réfléchis pas, de signer avec mon nom de jeune fille. Je pense que cela va finir par venir, mais c'est un processus assez long chez moi, et pourtant, je suis fière de porter le joli nom de mon mari.

 

Et vous, ça ne vous a pas fait bizarre de changer de nom le lendemain de vos noces?

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Published by C-cilou - dans Mariage
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:45

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Cela faisait longtemps que j'avais envie de changer un peu la déco de mon "deuxième chez moi" (enfin, en l'occurence, mon 3ème, voire 4ème chez moi, si on compte en plus mes "vraies" maisons en France, Allemagne et Pologne!).

J'avais envie de quelque chose de "gourmand", sans doute parce que je le suis moi-même, sans doute pour évoquer ma boulimie d'écriture et le plaisir de tenir un blog, sans doute aussi pour rappeler la douceur de l'enfance, celle de mes Loulous, tous doux et sucrés.

J'adore les bonbons. Je suis même plus "bonbons" que "gâtaux" ou "chocolats", si vous voulez tout savoir. Alors les oursons Harbibo se sont imposés tout naturellement. Parce que ces fameux "Gummibärchen" sont une véritable institution, ici, en Allemagne (leur pays d'origine, Haribo étant une marque allemande). Un peu comme nos "carambars", et encore. Ils sont d'ailleurs bien meilleurs ici qu'en France (les oursons). Moins de colorants chimiques, plus fermes sous la dent...


Mais bref, revenons à nos oursons et à ma nouvelle tapisserie.

En haut à gauche, deux petits ours amoureux. Je ne vous fais pas de dessin, vous voyez de qui il s'agit.

Au milieu, quatre oursons: c'est nous, la famille C-cilou. Un ourson jaune et un orange, parce que j'ai un enfant blond (Louloute) et un enfant (un peu) roux (Loulou). Un ourson vert, pour ma moitié, parce que le vert est ma couleur préférée. Et un ourson rouge, non rose foncé...non: fushia (c'est tout de suite plus classe), c'est moi. Bon, ne me demandez pas pourquoi on est couchés, je n'en sais rien, c'est là que l'interprétation iconographique a ses limites !!! (on a qu'à dire que c'est parce qu'on était fatigués parce que les loulous, comme ce matin, s'étaient réveillés à 6h30. Oui, c'est dur, un dimanche).

En haut à gauche, schwarz, rot, gold (noir, rouge, or), les couleurs du drapeau allemand (normalement à lm'horizontale, mais on ne va pas chipoter), mon pays d'adoption et de prédilection...réelle source d'inspiration.

 

Bon, il y a toujours un petit morceau de bannière vert anis qui dépasse...parce que je n'ai pas réussi à l'enlever je voulais garder une petite trace de mon vert préféré (rappelez-vous...mon canapé berlinois puis strasbourgeois!).

 

J'ai aussi légèrement modifié la couleur de la police des articles parce que selon les écrans, le bleu était trop clair et fatiguait les yeux. Vous voyez comme je prends soin de vous?

 

Et enfin, j'ai changé mon texte de présentation...histoire de filer la métaphore du Gummibärchen.

 

Voilà...sur ce, je m'en vais ouvrir un paquet de Haribos pour fêter ça. Vous en voulez?

 

crédits photo:

de gauche à droite © Tom Kleiner © Utaaah © Klaus Gerhardt

pixelio.de

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:18

563327_web_R_K_B_by_Petra-Bork_pixelio.de.jpgAujourd'hui, un étrange spectacle s'est offert à mes yeux dans les rues de Varsovie. Tiens, un homme avec un bouquet de tulipes dans la main se présente chez ma voisine. Ahaha, la voisine sera en galante compagnie ce matin..... Puis, au passage piéton: 3 hommes tenant fièrement des bouquets, rhooo, qu'ils sont mignons, et des tulipes, en plus, c'est de saison et c'est joli. Drôle de coîcidence quand même (j'ai mis du temps à réaliser). Puis au stand improvisé en pleine rue par un fleuriste...une dizaine d'hommes faisant la queue. Et là enfin j'ai réalisé que c'était la journée de la femme. Et je me suis souvenue que cela avait une importance particulière en Pologne.

En effet, la journée de la femme est célébrée depuis la fin de la seconde guerre mondiale en Pologne, et particulièrement sous le communisme où, sans être un jour férié, c'était un jour particulier où les entreprises organisaient un banquet pour les femmes et leur ménageaient des temps de pause. La tradition est toujours vivace.

Je me suis demandée quel équivalent cela pouvait avoir en France. Certainement pas la fête des femmes. La Saint Valentin? Non, pas partagée aussi consensuellement. La fête des mères? Mouais, peut-être, et encore. Là, ce sont toutes les femmes que l'on met à l'honneur, qu'elles soient mères ou non, jeunes amantes ou compagnes de toujours, grand-mères, soeurs, collègues de travail, secrétaires, maîtresses d'école. Et on leur offre des fleurs. C'est autre choses qu'une déclaration d'amour (d'ailleurs on n'offre pas que des roses), c'est une marque de respect, de reconnaissance. Un geste apprécié...auquel je crains que les hommes ne puissent pas vraiment se permettre de déroger, cette tradition étant vraiment ancrée dans les mentalités.


En tous cas, toute la journée, j'ai croisé des hommes: des jeunes, des moins jeunes, des très vieux même, avec une rose, des tulipes, une jacinthe dans la main. Et des femmes aussi, déjà bien gâtées, arborant la fleur qu'on leur avait probablement offerte au travail et s'apprêtant à la mettre dans un vase, à côté de celles que leur cher et tendre allait probablement lejur offrir à leur retour.

 

Et moi aussi, bien sûr, j'ai eu droit à mes fleurs... ça a du bon, d'être en Pologne ce jour là, je ne suis pas sûre que je les aurais eues en France ou en Allemagne !

 

photo: © Petra Bork, pixelio.de

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:41

 

53257_web_R_by_CarstenWeber_pixelio.de.jpg

(Suite de ce billet)

 

Varsovie se rapproche plus d'une capitale comme Paris que comme Berlin. La vie y est trépidante, la circulation dense, les automobilistes roulent vite, les magasins y sont ouverts le dimanche jusqu'à 21 heures... (Heureusement d'ailleurs, puisque la mère indigne que je suis a oublié de prendre les gants des enfants et qu'il a fallu en racheter dimanche, justement, rapport aux températures hivernales que nous aurions presque oubliées ces derniers temps avec les prémisses de l'arrivée du printemps). Donc je disais, les automobilistes roulent vite et j'ai d'ailleurs un peu peur pour ma Louloute (Loulou, lui, est dans le porte bébé, collé à mon dos) qui n'a vraiment pas l'habitude de la grande ville (et Berlin n'est pas à proprement parler une vraie grande ville...) et qui aurait tendance à s'engager sur un passage piéton, le nez en l'air, alors que le feu est rouge et qu'une voiture arrive, les pneus crissant.


Il fait un temps magnifique, un grand ciel bleu, un soleil éblouissant (j'ai étrenné mes lunettes de soleil, youhou, la saison de la frime est ouverte!), mais un froid de canard. Le hasard fait que je suis souvent venue en Pologne à cette époque de l'année et il a toujours fait ce temps resplendissant, mêlé à un froid glacial. Je suis sûre que c'est d'ailleurs une combine marketing des Polonais pour que l'on vienne se réfugier dans leurs nombreux cafés, tous plus accueillants les uns que les autres pour se gaver de nalesznikis en contemplant l'immensité bleue derrière les baies vitrées.


And what about our polish ? Euh, je passe mon tour. Monsieur C-cilou, par contre, assure en polonais. Il a demandé ce matin un abonnement mensuel de transports en commun, tout en polonais, alors que moi je peinais à faire comprendre aux gens que non, je ne faisais pas la queue mais que j'étais avec le monsieur là, devant, au guichet, qui fait sourire l'employée avec son petit accent français et qui assure comme une bête en polonais. (C'est mon mec. Ce type est exceptionnellement doué). (ça efface d'ailleurs l'oubli du stick badaboum sus-mentionné). Bon, il a tendance à mélanger « merci » et « bonjour », mais ça ne le rend que plus humain.

 

Alors, pour la suite des réjouissances, je vous prévois un petit article de derrière les fagots sur la culture culinaire polonaise. (Amateurs de choux, bonCHOUr) (pas mal, hein?), sur mes interrogations quant au fait de savoir si la culture polonaise se rapproche plus de la culture allemande ou de la culture française et bien sûr sur le séjour de ma fille dans sa nouvelle école, la Maternelle française de Varsovie.

 

Il me tarde de vous raconter tout ça, mais j'attends d'avoir collecté suffisamment de matériaux ethnographiques pour vous livrer mes élucubrations interculturelles !

 

En attendant, vous pouvez relire mes "Berlin News" 1, 2 et 3....

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C'est qui C-cilou?

 

Maman de deux Loulous (4 ans et 20 mois), prof en congé parental, mariée à Monsieur C-cilou.

Je blogue pour répondre à une irrésistible envie de de décrire le quotidien, pour lui donner plus de saveur, le rendre plus rigolo et doux, comme un ourson haribo...et éviter que ma mémoire ne se vide à la vitesse d'un paquet de bonbons ! Je blogue pour prendre du temps pour moi, pour me poser, réfléchir, comprendre, partager.

Depuis Septembre 2011, nous vivons à Berlin (oui, oui, en Allemagne).

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